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	<title>L'avis de Papicot</title>
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	<description>Ce blog vous énerve? Moi aussi!</description>
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		<title>L'avis de Papicot</title>
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		<item>
		<title>La nouvelle stratégie d’Obama face à la victoire subtile et obscure des militaires au Pakistan.</title>
		<link>http://jeanphilippetanguy2.wordpress.com/2009/03/29/la-nouvelle-strategie-d%e2%80%99obama-face-a-la-victoire-subtile-et-obscure-des-militaires-au-pakistan/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 Mar 2009 22:51:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jeanphilippetanguy2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>

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		<description><![CDATA[                    Annoncée d’une manière on ne peut plus claire pendant la campagne présidentielle, la nouvelle stratégie que Barack Obama a présentée vendredi marque un tournant décisif pour la stabilisation de l’Afghanistan.   Loin d’être le pacifiste béat que certains gauchistes européens auraient voulu voir en lui, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jeanphilippetanguy2.wordpress.com&amp;blog=4454527&amp;post=195&amp;subd=jeanphilippetanguy2&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">
<div class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">
<a href='http://jeanphilippetanguy2.wordpress.com/2009/03/29/la-nouvelle-strategie-d%e2%80%99obama-face-a-la-victoire-subtile-et-obscure-des-militaires-au-pakistan/27obama-6003/' title='27obama-6003'><img data-attachment-id='203' data-orig-size='600,331' data-liked='0'width="150" height="82" src="http://jeanphilippetanguy2.files.wordpress.com/2009/03/27obama-6003.jpg?w=150&#038;h=82" class="attachment-thumbnail" alt="27obama-6003" title="27obama-6003" /></a>
</p>
<p></span></span> </p>
<div><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></div>
<p><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </p>
<p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Annoncée d’une manière on ne peut plus claire pendant la campagne présidentielle, la nouvelle stratégie que Barack Obama a présentée vendredi marque un tournant décisif pour la stabilisation de l’Afghanistan. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Loin d’être le pacifiste béat que certains gauchistes européens auraient voulu voir en lui, Barack Obama prouve par cette nouvelle initiative que, si sa présidence sera dominée par la gestion de la crise économique, son action diplomatique et militaire demeurera au moins tout aussi ambitieuse que celle de son prédécesseur ; la pertinence, l’efficacité et l’intelligence en plus, ce qui n’est pas si mal.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Le ton et la mise en scène figuraient bien une déclaration de guerre. De fait, fièrement entouré de sa secrétaire d’Etat Hillary Clinton et de son secrétaire à la guerre Robert Gates, Obama a lancé une nouvelle, et pourquoi pas finale, stratégie contre les bastions d’Al-Qaeda et des nébuleuses mafio-islamistes pakistano-afghanes, communément appelées les talibans.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Par delà un renforcement des troupes indispensable –et qui devrait être suivi de renforts de l’Otan pour peu que les Européens montrent un brin de courage et de détermination- les nouveaux plans militaires américains vont s’insérer dans une stratégie diplomatique régionale. Celle-ci vise d’une part à diviser les groupes talibans en séparant les fanatiques irrécupérables des « nationalistes » motivés par l’appât du gain facile, et d’autre part à renforcer son soutien financier au Pakistan dans sa propre lutte contre le terrorisme, sous réserve de résultats. Ce dernier élément implique par ailleurs une possibilité d’intervention directe en cas d’échec d’Islamabad. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Il s’agit par ailleurs de se concilier une bonne fois pour toute sur ce dossier les bonnes grâces de l’Inde, de la Chine et de la Russie, et de l’Iran, dernier élément qui n’est pas étranger à la danse du ventre que l’administration commence à esquisser devant Téhéran.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">L’erreur principale du gouvernement Bush en Afghanistan avait consisté à croire qu’une victoire militaire fulgurante suivie d’une vague reconstruction nationale suffiraient à faire disparaitre les Talibans qui, après tout, n’étaient que des pouilleux enturbannés. Une sous-estimation d’autant plus troublante que les Américains avaient admiré leur résistance inouïe face à l’invasion soviétique. Sans doute pensaient-ils qu’ils susciteraient bien d’autres sentiments que les Soviétiques, illusion vite dissipée par le rapide reprise des offensives de guérilla des Talibans depuis leurs havres pakistanais puis de leurs bastion sur le sol même de l’Afghanistan.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Ayant établi un calendrier précis pour le retrait du délire irakien, Obama a bien vu qu’il devait concentrer ses forces sur l’Afghanistan et le Pakistan pour stabiliser enfin ces deux pays et surtout liquider une bonne fois pour toute, sinon Al-Qaeda, au moins le cœur de ses forces.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Une fois encore, le destin de l’Afghanistan et du Pakistan apparaissent bien mêlés l’un à l’autre, et cette réalité géopolitique va enfin être prise en compte par Washington. En investissant un représentant, Richard Holbrooke, chargé spécialement de la région, Obama avait montré dès la première semaine de son mandat, que sa vision politique était au combien plus affinée et pertinente que celle de son prédécesseur. M. Holbrooke s’était immédiatement employé à sillonner la région, pour préparer tout le petit monde des dirigeants de Kaboul et d’Islamabad à accepter que les choses allaient devenir un brin plus sérieux.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Après quelques semaines de réflexion, menées notamment avec l’aide du sénateur John Kerry, les Américains viennent de décider de subventionner massivement la lutte du Pakistan contre le terrorisme avec près d’un milliard de dollars par an supplémentaire. Or, si cette stratégie est de loin la plus adaptée à la situation –l’OTAN ne pouvant pas pénétrer en terre pakistanaise sans provoquer un mouvement d’union nationale qui amènerait la population à soutenir les islamistes-, elle n’est pas sans risque puisque l’utilisation de ces sommes importantes n’est pas du tout assurée, aux vues des échecs successifs et de la mauvaise gouvernance dont a fait preuve le gouvernement d’Asif Al-Zardari, le président du Pakistan, veuf de Benazir Bhutto.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">En effet, loin d’être redevenu un Etat de droit exemplaire depuis la chute de Muscharraf, le Pakistan est proche de l’ingouvernabilité après un conflit politique extrêmement grave qui, sous couvert d’un prétendu renouveau démocratique, a totalement discrédité le pouvoir civil en place et remis les militaires au cœur des luttes d’influence. Les derniers jours ont permis la conclusion de cet enième conflit entre les parties de la coalition civile qui avait renversé le général Pervez Muscharraf l’année dernière et qui est aujourd’hui totalement éclatée et fratricide –comme prévu. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">L‘alliance opportuniste entre le Parti Populaire Pakistanais (PPP) de Zardari et de feu la bégum Bhutto, force laïque de gauche du pays, et la Ligue Musulmane, de droite, de Nawaz Sharif ne pouvaient pas tenir. Clientélistes et arrivistes, les leaders civils pakistanais avaient bâti leur coalition sur le rejet de Muscharraf et leur soutien providentiel à ce fameux mouvement de protestation qu’avaient entamé certains juges et avocats après le limogeage du président de la Cour Suprême Iftikhar Chaudry.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Or une fois le pouvoir acquis, cette même coalition n’avait aucunement l’intention de remettre ce juge en place pour la simple et bonne raison qu’il était en charge des dossiers de corruption qui visait à juste titre aussi bien Zardari, « mister 5% », que Sharif…</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Les élections ayant porté le PPP au gouvernement avec une majorité claire au détriment de la Ligue Musulmane, Nawaz Sharif a vite été marginalisé et même mis en cause judiciairement par les juges qu’avait choisis le nouveau président Zardari…</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">A partir de cette décision dramatique et politicarde de Zardari, la précaire coalition civile était balayée et l’instabilité pouvait redevenir la norme entre les quatre pouvoirs<span>  </span>présents au Pakistan : les politiciens civils, désormais divisés, le pouvoir judicaire émietté entre les déçus de la restauration démocratique et les créatures du nouveau gouvernement, l’Armée, mise de coté par la chute de Muscharraf, et les Islamistes, qui tiennent le tiers nord ouest du pays.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">A l’instant où Zardari avait viré Nawaz Sharif et oublié d’honorer ses promesses envers le pouvoir judicaire, il soudait contre lui ces deux acteurs politiques, qui rejoignaient de fait les ennemis naturels du pouvoir civil, les militaires et les islamistes, qui par chance sont eux aussi divisés.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Et il<span>  </span>n’aura pas fallu longtemps pour que les avocats et les juges reprennent leur mouvement, et mènent à cette semaine inouïe de troubles, couronnée par une reddition totale du gouvernement de Zardari !</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Après des jours de manifestation et une « Grande Marche » sur la capitale, les avocats ont finalement obtenu ce qu’ils voulaient, grâce à un soutien massif de la population –qui vénère les juges depuis qu’ils se sont opposés à l’arbitraire des militaires- et de la Ligue Musulmane de Nawaz Sharif, rejetée dans l’opposition. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Devant l’immense mobilisation populaire, Zardari a du céder, et rétablir le président de la Cour Suprême Iftikhar Chaudry dans ses fonctions. S’en suivirent des fêtes un peu partout dans le pays, démontrant s’il en était besoin l’impopularité croissante du gouvernement, quelques mois à peine après qu’un même élan populaire l’a amené au pouvoir !!!</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Tout cela pourrait rester de l’ordre de l’anecdote si les militaires n’en avaient pas profité pour rétablir toute son influence et se remettre au centre du jeu politique !</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">En effet, à partir du moment où les manifestations ont pris une certaine ampleur, le président Zardari a tenté de faire appel à l’armée ; la même armée qu’il avait renversée six mois plus tôt ! Loin d’intervenir, les militaires ont ordonné à Zardari de céder aux manifestants !</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Bref par cet appel désespéré et déçu, Zardari a dilapidé le peu d’autorité qui lui restait, en montrant que le pays n’était qu’en ordre que par la seule bonne volonté des militaires, ces derniers ayant été bien aidés par les manifestations des juges et de la Ligue Musulmane de Nawaz Sharif, qui eux aussi les combattaient six mois auparavant…</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Il n’aura donc fallu qu’un bon semestre pour que l’armée se repositionne au cœur du pouvoir, et c’est avec cette donnée que les nouveaux plans d’Obama vont devoir traiter. Si Washington pensait collaborer avec une démocratie rétablie, c’est raté, car l’apparente légalité du pouvoir à Islamabad cache bien mal ce retour de la force. Or les Américains et l’Otan se méfient fort de celle-ci, à juste titre !</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">L’armée pakistanaise est obsédée par l’Inde et cherche en permanence à assurer ses arrières. Or jouer les troubles fêtes en Afghanistan<span>  </span>lui semble être le meilleur moyen de ne pas être pris en tenaille par New Delhi qui a les faveurs de Kaboul. Cette méfiance hystérique envers l’Inde pousse les militaires à adopter des stratégies on ne peut plus ambigües et contradictoires envers les territoires islamistes qui soutiennent les Talibans en Afghanistan. Car ces mêmes islamistes peuvent se révéler d’une « aide » précieuse pour déstabiliser les Indiens, comme les derniers attentats de Bombay l’ont tragiquement démontré. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Là se trouve le problème majeur du Pakistan : personne ne sait vraiment les intentions de l’armée ni la situation des rapports de force au sein de l’Etat major entre les pro et les anti islamistes, à supposer que ce clivage soit déjà si prégnant. L’inquiétude se porte notamment sur l’attitude des services secrets militaires, Etat dans l’Etat qui échappait même à Muscharraf.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
</div>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Depuis la démission de Muscharraf en 2007, le chef de l’armée est Ashfaq Kayani, ancien dirigeant des services secrets. Cette promotion montre à elle seule l’influence décisive de cette section sur le reste de l’Etat major, sans toutefois garantir son unité. </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Tant qu’il est contenu dans des proportions acceptables, le terrorisme est considéré par une grande partie de l’armée comme un allié utile pour parasiter le pouvoir politique civil pakistanais et surtout pour attaquer l’Inde triomphante.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Il n’est pas étonnant que les premières grandes faiblesses du pouvoir civil pakistanais se soient manifestées après les attentats de Bombay, commis bien évidemment par des Pakistanais, avec l’aide de membres des services secrets pakistanais –ce qui ne veut pas dire de l’armée&#8230;</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Contraint par les Etats-Unis, le pouvoir civil a finalement du plier l’échine devant les exigences légitimes quoique maladroites de l’Inde pour que le Pakistan reconnaisse sa responsabilité et aide l’enquête. Il faut rappeler que nous avons évité d’extrême justesse un conflit très grave entre les deux pays à cause de ces attentats, et rien n’indique d’ailleurs que le risque ait bien disparu.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Ce <em>mea culpa</em> du gouvernement Zardari a été vécu comme une véritable humiliation par les Pakistanais, et le bref état de grâce qu’avait pu connaitre le pouvoir civil de Zardari s’est effondré. Les militaires ont alors repris conscience qu’ils restaient pour la population la seule autorité de dernier recours face à « l’arrogance indienne » et donc les seuls à tenir réellement les rênes de tout le jeu politique.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Zardari avait pourtant essayé de gagner du temps, en tentant de se débarrasser de quelques ennemis islamistes. Il avait ainsi donné des gages scandaleux à ceux-ci dans plusieurs zones tribales du Waziristân, ainsi que dans la célèbre vallée du Swat, désormais gouvernée par la Charia avec une maigre compensation : une soit disant garantie que les écoles pour filles seraient maintenues ouvertes, engagement de suite oublié. Les promesses n’engageant que ceux qui les croient, surtout avec les fanatiques et les mafieux.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Bref, cette tentative vaine de gagner du temps contre les militaires à n’importe quel prix–et notamment une subvention directe de 6 millions de dollars versés de fait aux terroristes !!- n’a servi à rien, sinon à le décrédibiliser totalement. De fait les Pakistanais, à chaque fois qu’ils ont pu voter librement, ont rejeté massivement les partis Islamistes, et la majorité acquise par le PPP de Zardari, formation laïque de gauche, en était d’ailleurs la meilleure illustration.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Par ses louvoiements grotesques et opportunistes envers les fanatiques et les mafieux, Zardari montrait là aussi que le pouvoir civil était bien faible. L’armée quant à elle, droite dans ses bottes et respectant les formes institutionnelles, remontait son prestige.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Nawaz Sharif le savait bien, et comme il n’est aucunement animé par le sens de l’Etat, il n’a pas hésité à mener sa misérable « grande marche » bidon avec les avocats échaudés par le maintient du limogeage du juge Iftikhar Chaudhry.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Au final, ces six mois de gouvernement de Zardari n’auront été qu’une succession d’échecs et de débandade : devant les islamistes, devant l’Inde, devant les manifestants, devant les militaires. Bref, un fiasco total du pouvoir civil dans une lutte fratricide qui, dans ses principes politiciens médiocres, n’est pas sans rappeler l’imbroglio de la Révolution Orange ukrainienne, toute comparaison s’arrêtant la.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Une fois encore, tout cela ne pourrait être qu’une mésaventure politicienne sans grande importance si le résultat n’était pas un affaiblissement toujours plus grand du Pakistan, en permanence au bord du chaos le plus total. Situation d’autant plus dangereuse qu’elle va gêner tous les efforts de l’OTAN, guidé à nouveau par Obama pour réorganiser la guerre en Afghanistan, qu’il faut impérativement gagner.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Si on ne peut que souhaiter un rétablissement de la crédibilité du pouvoir civil au Pakistan, il serait sot de ne pas s’assurer que les militaires à nouveau au centre du pouvoir ne joueront pas un peu plus en notre faveur. Il faut donc les pousser à jouer un peu franc jeu sur la scène politique pakistanaise et arriver à établir un équilibre entre pouvoir civil et militaire. Cet équilibre sera bien sûr fragile et précaire. Gageons qu’il sera en tout cas moins chaotique.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Bref, Obama s’est engagé dans un plan ambitieux pour l’Afghanistan, espérons que son audace ne va pas voler en éclat devant l’incurie du Pakistan.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/195/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/195/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/195/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/195/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/195/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/195/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/195/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/195/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/195/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/195/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/195/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/195/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/195/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/195/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jeanphilippetanguy2.wordpress.com&amp;blog=4454527&amp;post=195&amp;subd=jeanphilippetanguy2&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Le Vatican est-il Sénile ?</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Mar 2009 15:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jeanphilippetanguy2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[  S’il existe bien une plaie satanique qui n’accable pas les hiérarques catholiques dans les tempêtes médiatiques qu’elle se surprend à provoquer, c’est son avant-gardisme.   Pourtant les princes de l’Eglise ont su devancer de manière admirable l’une des tendances les plus prégnantes et inquiétantes des sociétés occidentales : le lent et cruel vieillissement des élites. [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jeanphilippetanguy2.wordpress.com&amp;blog=4454527&amp;post=189&amp;subd=jeanphilippetanguy2&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><img class="size-full wp-image-190 alignnone" title="benoit-blind" src="http://jeanphilippetanguy2.files.wordpress.com/2009/03/benoit-blind.jpg?w=450&#038;h=304" alt="benoit-blind" width="450" height="304" /></span></p>
<div></div>
<p><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">S’il existe bien une plaie satanique qui n’accable pas les hiérarques catholiques dans les tempêtes médiatiques qu’elle se surprend à provoquer, c’est son avant-gardisme. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">Pourtant les princes de l’Eglise ont su devancer de manière admirable l’une des tendances les plus prégnantes et inquiétantes des sociétés occidentales : le lent et cruel vieillissement des élites. De fait, pendant que nos ainés et presqu’ainés s’agitent dans des crises de papilescence aigues, la Curie n’est pas en reste et se jette à corps perdus dans des croisades vaines, à l’assaut d’un monde qu’elle n’arrive plus à appréhender autrement que par son mépris et ses angoisses, enfants avortés de son ignorance et de son ineptie. Bien loin de leur apporter la gloire des armes bénis par le sang d’un vice terrassé, ces attaques réactionnaires ne font que salir toujours plus un héritage dont la grandeur peine à cacher la misère.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">Foudroyés par une liberté qui a déchainé la modernité, les pontifes romains assistent, finalement béats, à un monde qui se transforme si vite que le refuge de l’intemporalité présumée de leur doctrine semble le seul bastion capable de les préserver. Las, loin de garantir l’Eglise des soubresauts du monde, aussi facétieux et délirants qu’exigeants et impérieux, cette réduction psychotique de l’espace spirituel et intellectuel des héritiers du Christ ne peut que l’amener à mourir délaissée dans un tête-à-tête morbide avec la frange profane de son empire meurtri, tout aussi réduite et coupée des réalités d’un monde dont elle n’a jamais concédé la perte.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">On connait les effets délétères de la gérontocratie, stigmate ultime du flétrissement d’institutions arrivées au terme de leur existence. Que l’Eglise l’accepte ou non, son corps institutionnel est tout aussi mortel que la malheureuse chair aigrie de ceux qui l’incarnent. Les réformes ont beau avoir les charmes de la métempsychose, les forces des plus grandes âmes elles-mêmes finissent par se lasser de la vanité de leurs actes. Or, il est toujours plus confortable d’excommunier ses frères ennemis que d’exorciser ses erreurs intimes, et si l’Eglise parait si faible face aux défis de sont temps, c’est bien parce que les grandes âmes qui la composent ont renoncé au combat intérieur de leur propre réforme, le plus âpre, le plus douloureux, pour focaliser leur désespoir furieux sur le monde pécheur qui les entoure. Ont-ils oublié qu’il n’y a de vérité que dans le combat contre ses propres préjugés et que le refus du dialogue véritable ruine le progrès commun ? </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">L’Eglise pense combattre une modernité qui aurait oublié ses racines, les aurait reniées et n’aurait dès lors de cesse de les anéantir. Elle n’a pas compris ou refuse de comprendre que cette modernité ne s’est construite que comme une critique de ces mêmes racines et que de ce fait, elle les a intériorisées, entendues et au final, simplement dépassées. De ce dépassement bien sur, ont pu émerger, sans doute trop souvent, des doctrines dangereuses, extrémistes, folles. On pouvait les regretter, on ne pouvait les éviter, on devait les combattre. Or l’Eglise s’est trompé de combat. Loin de lutter contre les ennemis que la modernité avait pu elle-même engendrés, elle ne cesse de vouloir détruire cette dernière, allant parfois jusqu’à utiliser les forces terribles de ces mêmes ennemis qu’elle refuse de combattre, croyant avec arrogance que dans leur lutte commune, elle sortirait vainqueur. Qu’elle se soit trompé jusqu’à se renier au cours du XXème siècle ne semble pas lui avoir fait peur. L’ennemi de mon ennemi est pourtant un ami bien infidèle. Il est vrai que Pierre n’a pris le pouvoir que grâce à Judas. Il tout aussi vrai que les Romains ont tôt fait de lui remettre les esprits à l’endroit, la tête vers la terre…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">Finalement, j’ignore si l’Eglise est à l’image du Christ, mais je constate que le Pape est bien l’héritier de Pierre. Un opportuniste qui se permet de juger toutes les âmes, assuré d’avoir les clés du paradis. Vaine assurance et suave arrogance. Devant l’Eternel pourtant s’il existe, les premiers à condamner seront sans doute bien les derniers à approcher de la vérité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">Ce n’est pas la société qui s’éloigne du monde, mais bien l’Eglise qui fuit, se fuit elle-même plutôt que d’accepter les critiques légitimes sur lesquelles cette société s’est réformée. Nul doute qu’elle aurait gouté à passer par les armes ces mêmes hérésies si le bras séculier avait encore été un allié aussi soumis qu’insistant. Et pourtant, même le fer n’avait pu assassiner les contestations légitimes des Protestants qui s’étaient répandues au sein du catholicisme. Ce qui a mené aux conclusions de Trente et de Vatican II ne suit pas un schéma si différent. Nier, tuer, échouer et s’amender. De fait, toute imbibée de certitude et parfois de préscience, <span> </span>l’Eglise a toujours été maitresse dans l’art des stratégies foireuses qui l’ont condamnée à éternellement réparer ses errements et à rattraper un temps précieux systématiquement perdu. A force de viser l’Eternel et à prétendre à l’Absolu, la Curie oublie que si elle sert le divin, elle reste désespérément humaine, et tant pis pour l’Esprit Saint, toujours bien pratique à défaut d’être bien servi.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">Qui est Benoit XVI ? Un homme, un très vieil homme, entouré d’autres vieux prélats. Tous les mêmes nonobstant les rares subtilités géographiques. Aucun réformateur, aucun contradicteur. Il est vrai que Jean-Paul II avait déjà bien fait le ménage. Nul doute sur sa culture, son humanisme, son humilité, son sens du devoir, son amour pour l’humanité. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">Un homme seulement, né en 1927, dont le monde s’est effondré deux fois. Elevé dans une suprématie occidentale et européenne qui devait s’écrouler à ses 18 ans, et dont la vie s’est écoulée dans un monde bipolaire qui n’existait déjà plus. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">La pensée de Joseph Ratzinger n’est pas réactionnaire par posture ou choix. Le pape est juste un homme du XXème siècle, profondément, encore animé par les problématiques du XIXème. Son esprit s’est construit sur une pensé qui n’existe plus, qui n’a plus aucun support dans le réel. Benoit XVI subit. Il subit un monde qu’il ne comprend pas, il subit une intelligence du monde qui n’est plus pertinente. Et Dieu sait que le monde va à une vitesse qui dépasse beaucoup d’entendements.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">Rares sont les individus qui peuvent réellement amender leur pensé fondamentale. De Gaulle ou Mitterrand n’ont jamais vu l’Allemagne comme autre chose qu’un danger en puissance. Le cerveau et l’esprit sont des mécaniques qui sont difficiles et hasardeuses à démonter, l’homme ne s’est pas encore extrait du temps, et son esprit, malgré toute la détresse que cette idée implique, ne peut combattre son inéluctable dépassement.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">Il n’y a rien à attendre de nouveau chez Benoit XVI, non pas qu’il soit un homme mauvais ou méchant, non pas qu’il n’ait d’amour pour les mémoires des Juifs déportés et assassinés, pour les malades du sida, pour ceux qui attendent les miracles annoncés des cellules souches, pour les petites filles violées, pour les souffrances des homosexuels, pour les espérances des femmes. Benoit XVI vit juste dans un autre monde. Un monde policé fait de papier et d’infaillibilité, un monde feutré et autiste que résume bien la lettre que le pape a adressée à ses évêques.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">Et dans le petit monde de Benoit XVI ne reste qu’une Eglise assiégée, menacée, contenue dans les frontières de marbre du Vatican. Dans le petit monde de Benoit XVI, la priorité n’est pas d’appliquer enfin les résolutions d’un concile pourtant bien timide mais de panser les blessures internes qu’il a produites. Dans le petit monde de Benoit XVI, cette blessure est illégitime, il ne comprend pas qu’elle était nécessaire, que bien entendu, dans sa marche courageuse vers l’ouverture sur les autres religions et ses efforts timorés pour effleurer la modernité, l’Eglise devait se débarrasser de membres pourris, d’une frange irrécupérable de ce que la tradition avait créée : des êtres racistes, haineux, antisémites, anti-démocratiques. Des grosses merdes. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">Il n’y a pas eu d’erreurs de « communication » dans l’affaire Williamson même si l’oublie « fâcheux » d’Internet illustre par la plus simple évidence l’arriération tout simplement mécanique du Vatican et fermeture totale à son environnement. L’erreur ne venait pas des mots employés, du timing, du retard des réactions. C’était une erreur d’appréciation, croire que la réconciliation de l’Eglise avec son passé détestable était prioritaire, ou tout simplement légitime. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">Plus grave, dans l’esprit de Benoit XVI, choisir de réintégrer les « 291 » prêtres de la Fraternité Saint Pie X, plutôt que d’ouvrir le sacerdoce aux femmes ou aux hommes mariés (près de 100 000 vocations avortées depuis 1965 selon l’association européenne progressiste <em>Nous sommes Aussi l’Eglise</em>) a une signification toute simple. L’Eglise ne voit pas que son salut est dans la réforme, dans l’abandon de cette « Tradition » qu’elle a osée rendre égale aux Ecritures lors du Concile de Trente, au XVIème siècle. Pour l’immuabilité de la vérité éternelle catholique et apostolique, on repassera !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">Le hasard ou le destin ont voulu mettre en lumière ce choix délétère qu’a fait l’Eglise sur le sens de sa propre réforme. Le réformateur catholique Hans Kung avait été choisi avec Joseph Ratzinger comme théologiens experts lors de Vatican II, ils étaient collègues dans une université allemande et par ailleurs parmi les plus jeunes participants au dit concile. Le premier était très favorable aux conclusions des discussions, tandis que le second ne s’y était finalement rallié que par raison. De cœur, Ratzinger était bel et bien un homme du XIXème qui vivait déjà mal son siècle. Le temps passé, les réformes induites par Vatican II furent largement éthérées, et Hans Kung fut banni de l’Eglise, sans toutefois être excommunié. Son dialogue avec le Pape Benoit XVI quelques temps après l’élection de ce dernier, fut un échec annonciateur du ton du mandat d’un pape<span>  </span>qui n’en finit plus de transiter sans transiger.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">Il y a quelques choses de profondément désespérant dans la multiplication des faits et déclarations à la fois grotesques et cruels de Benoit XVI et de ses acolytes, c’est la fidélité admirable, à défaut d’être raisonnable, de la majorité du clergé séculier, qui tente vainement d’atténuer leur portée, et disons le, d’humaniser le message papal. La Curie peut rendre grâce devant la fidélité de ses fideles, non pas des intégristes débiles qui ne se sont jamais posé la moindre question, mais de ses foules de croyants sincères, qui tentent tant bien que mal de faire vivre leur foi généreuse face à une doctrine dont ils peinent à justifier les errements.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:14pt;">Rares sont les Européens, même agnostiques comme je le suis, qui ne peuvent approuver le l’esprit de <em>Deus Caritas Est</em> ou <em>Spe Salvi</em>. Les vertus théologales que sont l’amour, la compassion et l’espoir sont des valeurs fondamentales de notre civilisation. Et il est regrettable qu’à force de s’en croire vainement les légataires, la hiérarchie catholique les salisse par leurs actes et leurs dogmes, et finalement les meurtrissent, laissant les foules qui n’ont ni foi pour les sauver, ni raison pour les guider, sombrer dans le désespoir, ou la mort.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
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		<title>Et Pendant ce Temps, au Parti Socialiste&#8230;.</title>
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		<comments>http://jeanphilippetanguy2.wordpress.com/2008/11/30/et-pendant-ce-temps-au-parti-socialiste/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 30 Nov 2008 13:41:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jeanphilippetanguy2</dc:creator>
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<p> </p>
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	</item>
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		<title>L&#8217;Amérique de Barack Obama</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Nov 2008 16:58:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jeanphilippetanguy2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Et Barack gagna…           Bientôt trois semaines déjà que le peuple américain a choisi de porter Barack Obama à la tête de leur nation. J’ai préféré patienter avant de coucher par écrit ce que je pouvais penser de cette élection, en prenant le temps de collecter et de lire les données [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jeanphilippetanguy2.wordpress.com&amp;blog=4454527&amp;post=179&amp;subd=jeanphilippetanguy2&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><span style="font-size:20pt;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><em></em></span></span></div>
<div><span style="font-size:20pt;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><em></em></span></span></div>
<p><span style="font-size:20pt;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"><em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><em><span style="font-size:20pt;">Et Barack gagna…</span></em></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></em></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Bientôt trois semaines déjà que le peuple américain a choisi de porter Barack Obama à la tête de leur nation. J’ai préféré patienter avant de coucher par écrit ce que je pouvais penser de cette élection, en prenant le temps de collecter et de lire les données et les analyses, et surtout d’attendre que la joie, qui est bien peu propice à la réflexion, se calme un petit peu.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Cette élection, on l’a suffisamment dit, fut historique, voire révolutionnaire, non seulement par le fait qu’elle ait porté un Noir à la tête du plus puissant des pays, mais parce qu’elle a montré a bien des égards que les Etats-Unis, à l’image du monde qu’il domine encore, se trouvait à un tournant décisif de son Histoire, à la fin non pas d’un seul cycle, mais de plusieurs périodes qui sont toutes en train de s’achever les unes après les autres. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Ce n’est pas seulement un homme, ou une nouvelle génération qui doit redonner un peu de vigueur à Washington pour réagir à un monde connu, mais une équipe solide et inspirée qui devra innover face à un monde nouveau, qui se construit à une vitesse folle et imprévue sous nos yeux largement ébahis, mais tout aussi préparés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">La campagne Démocrate répondait en tous points à cette nécessité de révolutionner les projets politiques actuels. Barack Obama et son équipe avaient compris qu’il fallait enfin adopter des idées transformées et mises à jour non seulement des Etats-Unis, par une vision post raciale et post reaganienne, mais aussi du monde, au moyen d’une conception enfin globale, prenant en compte l’ensemble des conséquences de la multi polarisation et des nécessités écologiques qui font tomber la pertinence des modèles économiques et politiques actuels, déjà largement dépassés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Bien entendu, cette vision rénovée n’est pas la raison principale pour laquelle Barack Obama a remporté ces scrutins. Les Démocrates ont avant tout gagné parce qu’ils ont su jouer sur l’effet de lassitude unanime des Américains envers les Républicains et apporter des solutions pertinentes et/ou populistes à la crise économique actuelle. Mais le petit pragmatisme électoraliste n’empêche pas, bien au contraire, les grandes visions, et nul doute que si nombre d’Américains ont glissé un bulletin pour des raisons intéressées et immédiates, beaucoup d’autres avaient aussi en tête qu’ils franchissaient un pas décisif.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Voila en fait, la pertinence inédite qui a animé la stratégie de Barack Obama : les forces exceptionnelles du changement et de l’intelligence ont su se conjuguer aux permanences solides de l’art politique et des nécessités. Fragile et périlleux équilibre qui doit bannir les utopies naïves et illusoires et se défendre des tentations de gestion à la petite semaine auxquelles ont trop souvent cédé les politiques depuis quelques décades.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">On peut bien ricaner devant les affres et les rêves de la politique en se confortant dans une petite vision cynique et pitoyable de l’Humanité, mais force est de constater, une fois encore, que les promesses les plus improbables de l’avenir se réalisent toujours plus vite que prévues.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Voici les trois moments à mes yeux qui ont révélé la nouvelle Amérique à elle même et au monde, et un peu du monde à l’Amérique. Ces trois moments, le déroulement de la campagne, les résultats et les perspectives dressées par Obama depuis son élection,<span>  </span>permettent à mon sens de comprendre ces deux années passées et les mandats à venir.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><em><span style="font-size:18pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">La campagne, un combat inédit, des forces inouïes, de sublimes permanences politiques…</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Passée l’euphorie légitime et au combien justifiée de l’élection de Barack Obama, je voudrais maintenant revenir sur la formidable campagne que nous avons vécue par procuration et qui datera, non pas seulement pour l’Histoire, mais également pour la philosophie et la stratégie politiques qui, par delà les révolutions formelles, voient leurs fondamentaux confirmés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Je tiens tout d’abord à éclaircir deux points sur mes petites opinions passées, qui, aux vues de certaines réactions et commentaires, ont été mal exprimées ou mal comprises.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Non, je n’avais pas « prévu » l’élection de John McCain, et oui j’étais on ne peut plus favorable, après avoir soutenu Clinton, à Barack Obama. D’une part, je n’aurai jamais la prétention de « prévoir » le résultat d’un scrutin démocratique, et d’autre part, les seules certitudes personnelles que j’avais avancées depuis le début des Primaires était la prédominance écrasante qu’occuperait l’économie dans les débats, évidente aujourd’hui, moins il y a deux ans quand on ne parlait que d’Irak, ainsi que la mort annoncée du Reaganisme, qui lui est liée. Sur ces deux points, qui relèvent de l’analyse et non de la devinette sondagière vaniteuse, je n’avais pas totalement tort.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Deux ans de campagne, près d’un milliard de dollars engagés, des foules de militants mobilisés, une participation inégalée, le rôle rénové des medias… Jamais des élections n’auront apporté autant de changements. Des changements qui bien entendu ne doivent rien au hasard et trouvent leur source dans les Primaires, qui ont acquis un statut tout à fait exceptionnel, et ont largement donné le ton de ce que serait la campagne qu’elles introduisaient.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><em><span style="font-size:18pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Surprenantes primaires…</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Pour la première fois depuis très longtemps (toujours ?), l’élection américaine devait opposer deux candidats qui n’avaient aucun lien avec la précédente administration. Ni le président, ni le vice président n’était candidat. A priori, cela n’a rien de bien extraordinaire, mais cet élément initial a en fait bouleversé la campagne : tout était ouvert, rien n’était décidé, tout pouvait arriver. Surtout, des Primaires réelles allaient se tenir dans les deux camps, leur donnant de fait une portée d’autant plus importante : les deux partis allaient faire campagne parallèlement pour la première fois, et les détails croustillants et les rebondissements seraient multipliés, gages d’une couverture médiatique optimale !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Bien entendu, nos amis journalistes avaient déjà trouvé les candidats qui s’affronteraient en 2008, et refusaient tout à fait que cette campagne<span>  </span>puisse s’ouvrir dans l’inconnu. Hillary Clinton devait affronter Rudy Giulanni, l’ancien maire de New York, à la rigueur Mitt Romney, gouverneur du Massachusetts. J’invite quiconque à ouvrir un journal de cette époque : c’était écrit, c’était annoncé unanimement. Les deux protagonistes en étaient d’ailleurs persuadés, et se sont gaiement jetés dans la plus élémentaire faute politique : la vanité.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Cependant, il ne faut pas faire preuve de mauvaise foi, et l’erreur de Clinton fut bien différente de celle de Giulanni. En effet le « maire des Etats-Unis » pensait que l’élection se jouerait sur l’un des thèmes majeurs de 2004, a savoir la sécurité nationale contre le terrorisme, et celui-ci réussissait à parler du 11 septembre quand on l’interrogeait sur l’immigration et les problèmes de l’assurance santé… Pour faire vite, il était à coté de la plaque, et son statut de héros national ne pouvait effacer son manque criant de pertinence, ainsi que ses mœurs « libérales » difficiles à imposer au parti de la droite religieuse. En fait, Giulanni se trouvait dans la même situation que McCain en 2000, en étant beaucoup trop centriste pour plaire à la base du parti, et trop inconsistant pour séduire les Indépendants !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">La faute de Clinton était bien différente puisque son diagnostic économique et social, ainsi que son positionnement sécuritaire, étaient tout à fait pertinents, bien plus en fait que celui d’Obama qui l’adoptera en grande partie pendant la campagne. Mais son erreur était justement là ! Parfaitement adapté pour la campagne nationale, le discours de Clinton ne correspondait pas du tout aux nécessités partisanes des Primaires, qui réclament un discours excessif promis à <span> </span>l’effacement après l’investiture du parti.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Toute assurée de remporter haut la main les Primaires, Clinton avait déjà commencé la campagne de la présidentielle. Le retour à la réalité fut on ne peut plus violent : troisième lors du premier caucus dans l’Iowa, une claque, une humiliation, une preuve surtout, qu’on peut encore beaucoup apprendre après trente ans de carrière politique même (surtout ?) quand on est l’un des esprits les plus affutés de sa génération.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Clinton n’avait pas vu venir Obama, personne ne l’avait vu, et ceux qui le soutenaient depuis le début reconnaissent volontiers qu’ils s’engageaient alors plus par volontarisme et optimisme qu’autre chose. Sans doute le préjugé racial a beaucoup joué dans mon erreur. Je reconnais avec honte, mais honnêteté, que connaissant le sénateur, ses dons d’orateur et son intelligence prodigieuse depuis son discours en 2004, je pensais cependant que les Américains seraient incapables de choisir un Noir comme président, non pas par racisme, mais parce que je sous estimais totalement la capacité de Barack Obama à réussir à se placer lui-même en dehors de ses propres origines, de réussir, en un mot, son positionnement post racial, son coup de force et de génie.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Par ailleurs, je n’aimais pas le candidat des Primaires Obama, et mes doutes d’alors restent encore très présents alors que va s’ouvrir son mandat même s’il semble avoir lui-même, preuve magistrale de sa formidable stature d’homme d’Etat et d’intellectuel, avoir conscience de ses faiblesses au regard des nominations qu’il entend effectuer. Je redoutais ses envolés lyriques et messianiques perpétuelles, son manque criant de propositions concrètes, ses erreurs manifestes en politique étrangère, son élitisme dangereux, son incapacité à comprendre les nécessités quotidiennes, son passé sujet aux polémiques. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">En fait, j’appréciais Barack Obama mais je méfiais du candidat des Primaires et l’estimais beaucoup moins capable qu’Hillary Clinton de battre John McCain.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Mais Barack Obama avait préparé avec une maestria insoupçonnée ces Primaires, avec un sens politicien infiniment plus acerbe que Clinton, montrant finalement que les divagations sur son inexpérience et sa jeunesse n’étaient que des fables illusoires. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Les Primaires sont un système extrêmement complexe à comprendre, qui nécessite une organisation exemplaire et d’énormes moyens, financiers bien sur, mais surtout humains. Il s’agit moins souvent de convaincre la masse des citoyens que des militants et sympathisants assez engagés, que vous serez surs de voir voter.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Premier paradoxe d’une campagne qui en recèle tant, Barack Obama, le candidat du changement et de la rénovation,<span>  </span>a remporté les primaires en se basant systématiquement sur toutes les failles politiques possibles et imaginables qui lui offraient l’organisation du Parti Démocrate, et sur les processus les plus arriérés des partis américains : les caucus !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Obama fait partie de ces hommes politiques qui arrivent à prétendre à la rupture avec les élites dirigeantes, « en l’occurrence « Washington », tout en utilisant en fait les instruments que celles-ci ont mis en place pour faire des magouilles. Loin de mettre en avant le vote populaire sur les règles politiciennes du parti, il a constamment usé de ces dernières contre Hillary Clinton qui, au bout du compte a failli s’opposer au parti, à ses hiérarques et à ses exigences idiotes ! </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Je le rappelle une bonne fois pour toutes, Barack Obama a gagné les Primaires grâce à des méthodes bien peu dignes de son prétendu programme rénovateur. Je ne lui en veux pas, c’est de bonne guerre face à la force du consensus qu’il a brisé, mais il faut juste remettre les choses à leur place : Clinton a gagné le vote populaire avec 18 046 007 votes contre 17 869 542 ; Obama a gagné en délégués. Il a fait ce que Bush a fait à Al Gore…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Pour arriver à cette situation abracadabrantesque, Obama a joué sur toutes les erreurs stupides faites par sa rivale. En 2007, le Parti Démocrate réforme son système de désignation… L’attribution des délégués ne suivra plus les règles de l’élection présidentielle, celle du <em>Winner Takes All</em> qui attribue l’ensemble des délégués de l’Etat au candidat arrivé en tête. Désormais, ils seront répartis à la proportionnelle, une aberration. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Clinton ne voit pas du tout le danger<span>  </span>l’époque, car elle ne voit pas Obama émerger. Pourtant ce changement remet en cause toute la stratégie d’Hillary qui consiste à remporter l’investiture dès le <em>Super Tuesday</em>, ce qui n’est alors juste plus possible : la course devra durer jusqu’à la fin ! Et pour son malheur ! Si la règle du <em>Winner Takes All</em> avait été maintenue, à l’image de l’élection nationale, Hillary aurait eu 1881 délégués contre…1528 pour Barack !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Deuxième erreur de Clinton, celle qui l’a amenée à accepter la mise à l’écart des votes du Michigan et de la Floride pour des raisons purement formelles de calendrier… Cette exclusion était tellement ridicule que Barack Obama l’annulera une fois que sa rivale abandonna ! </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Enfin, et contrairement à ce qu’on a pu dire, jamais le Parti Démocrate n’a comploté contre Obama. Si la dynastie Clinton a de nombreux partisans au sein du parti, elle y a encore plus d’ennemis, et non des moindres –les Kennedy, John Kerry, John Edwards… En effet, il n’y a rien à gagner de la victoire dune femme qui a déjà ses chouchous et son clan restreint, alors qu’il y a tout à saisir chez un « bleu » ! Je tiens d’ailleurs à rappeler que les autres candidats à l’investiture, dont, comme par hasard, Joe Biden, se sont tous désistés en faveur de Barack Obama… On a connu complot plus offensif !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Bien entendu, il ne sert à rien de chercher à refaire les Primaires, mais j’essaie juste de montrer que contrairement à l’image niaise d’outsider désintéressé qu’essaie d’imposer Barack Obama, ce sont tout autant les règles politicardes que les votes populaires, qui ont porté Barack Obama à l’investiture démocrate. Les medias ont beaucoup insisté sur les foules jeunes et transcommunautaires qui auraient donné sans conteste la victoire à Obama. C’est oublier que, silencieux et largement passifs, les électorats clintonniens étaient tout aussi nombreux, plus nombreux en fin de compte. En fait, Clinton n’a pas su gérer l’ingérable, à savoir l’extraordinaire dynamique qui a saisi une<span>  </span>grande partie de la jeunesse américaine en faveur de Barack Obama, qui lui a assuré une hégémonie virtuelle et des ressources financières inouïes, continuelles surtout. Si Hillary a réussi à suivre le rythme dispendieux effréné de son adversaire, c’est en contractant de nombreuses dettes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Il ne faut d’ailleurs pas négliger le rôle des medias dans l’issue de la précampagne. Ceux ci ont été continuellement en faveur de Barack Obama, et jusqu’en septembre dernier. Une fois encore, je ne lui jette pas la pierre, séduire les médias est l’un des buts essentiels de toute campagne, Hillary n’avait qu’à le faire, même si la position de favori est toujours difficile à tenir, surtout quand on est une dinde tête à claque donneuse de leçon.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Le dernier point que je voulais développer sur la stratégie déployée par l’équipe de Barack Obama, est sans conteste le plus important, car il montre le rôle des règles politiciennes tout en mettant en lumière les capacités admirables d’organisation du sénateur de l’Illinois : le système des caucus.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Il existe aux Etats Unis différents systèmes de votes pour désigner le candidat d’un parti. Le plus connu et le plus légitime, est la primaire, vote simple en faveur d’un des candidats. Le scrutin peut alors être ouvert à tous, ou réservé aux seuls citoyens inscrits sur les listes électorales en tant que membre d’un parti. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Ensuite, vous avez les caucus, grandes réunions abracadabrantesques proches d’une kermesse champêtre où l’on vote en s’agglomérant aux partisans de tel ou tel candidats, avec des mouvements de foules parfois propices à l’intimidation… Longs, pénibles, laborieux, ces caucus n’attirent que les militants les plus zélés et les plus « engagés ». Et il n’y avait pas plus engagés que les militants d’Obama ! A chaque élection, aux vues des irrégularités diverses et variées, on parle de la suppression légitime des caucus, suppression vite remise au placard par les hiérarques locaux, trop contents de garder la main sur le déroulement de ces institutions&#8230;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Las, Obama a su tirer un profit maximum des caucus, en en remportant, je crois, douze sur treize ! Meilleure illustration de cette tactique gagnante, Hillary Clinton <span> </span>qui avait remporté les primaires du Texas, perdit les caucus qui se tenaient juste après dans ce même Etat qui cultive cette petite exception ! Finalement, Obama a gagné le Texas avec 47% des voix contre 51% pour Clinton !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">La situation fut tout à fait différente pour le parti républicain. J’avais déjà longuement expliqué ce que j’avais pensé des Primaires républicaines, mais je vais y revenir rapidement.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Si Rudolph Giulanni partait largement favori de la course à l’investiture républicaine, celle-ci demeurait a priori plus ouverte car elle reposait sur des données différentes. En effet, quand les militants Démocrates représentent majoritairement un ensemble relativement homogène, au du moins, pas trop hétérogène, les candidats Républicains étaient vite amenés à se partager les voix des différentes strates de la « coalition reaganienne ». Aucun des candidats n’étaient un rassembleur, ou plutôt, chaque clan avait son champion, si ce n’est ses champions !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Mitt Romney pour la droite d’affaire, Fred Thompson et Mike Huckabee pour les intégristes, John McCain et Rudy Giulanni pour les nationalistes, les modérés et les néo conservateurs, Ron Paul pour les libertaires. Personne n’avait vu venir McCain, les journaleux n’en parlaient qu’à peine. Pourtant, dans une période de crise et de fragmentation de la base sympathisante, seul un candidat modéré pouvait s’assurer un avantage relatif grâce à l’apport décisif des indépendants, qui ont voté en masse pour ces primaires, avec 21 millions d’électeurs.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Cependant, par delà le calme de ces Primaires Républicains, durant lesquelles les candidats se sont vite retirés, les thèmes de campagne ont été riches d’enseignement. En choisissant John McCain, les sympathisants Républicains et les indépendants, plus que la base du parti, montraient que les valeurs morales, qui avaient fait le bonheur de George W. Bush en 2004, ne serait plus du tout l’enjeu de cette campagne. Le reaganisme était mort, le candidat le plus opposé aux politiques républicaines menées depuis 20 ans avait été choisies ! On a totalement sous estimé le coup de force qu’a représenté le choix de Mc Cain, les gens ayant été abusés par son âge. Sans aucun doute, McCain incarnait une rupture très différente mais tout aussi forte pour le microcosme républicain qu’un Barack Obama pour le pays. John McCain haïssait au moins 90% du parti républicain, il avait failli être le colistier de John Kerry en 2004, il s’était opposé à George Bush sur les plus importantes de ses lois, il n’était en rien l’héritier de l’administration sortante même sil se laissera prendre dans ses pièges.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">La candidature du sénateur de l’Arizona, très populaire dans tout le pays, bouleversait complètement la donne de l’élection présidentielle. L’élection de novembre 2008, jusqu’ici considérée comme celle que les Démocrates ne pouvaient perdre, redevenait ouverte. De fait, toute la stratégie du parti d’opposition, qui consistait à écraser les candidats Républicains avec l’héritage mortifère<span>  </span>du président le plus impopulaire de l’Histoire des Etats-Unis, se trouvait court-circuiter : les Américains n’identifieront jamais McCain à l’administration sortante. Jusqu’au 4 novembre, McCain sera avant tout perçu comme un « Maverick »  patriote.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Par ailleurs, l’autre force de cette candidature inattendu était de mettre au centre du débat d’autre thématiques moins favorables aux Démocrates, comme la question de l’immigration dont McCain était un spécialiste averti et pertinent. Son incapacité à mettre ce sujet en avant sera son grand échec.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Ainsi on le voit, les Primaires mettaient en place nombre d’éléments décisifs de la campagne. Elles prouvaient surtout que les Américains étaient prêts à s’investir à fonds pour qu’un changement important se réalise : 60 millions de citoyens avaient participé à cette précampagne, soit presque de la moitié de ceux qui voteraient finalement le 4 novembre , des centaines de millions de dollars déjà donnés et dépensés, des attentes nombreuses exprimées de toutes parts dans les réunions, les meetings, les blogs. Rajouter une violente crise économique<span>  </span>à venir, et cette aspiration diffuse au changement se conjugue à la plus prosaïque des nécessités, cocktail on ne peut plus favorable aux choix décisifs !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><em><span style="font-size:16pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">La Campagne des Diktats !</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">J’avas longuement évoqué les deux conventions des partis, deux grands succès respectifs. Barack Obama et John McCain réussirent tous deux à se révéler en hommes d’Etat et en rassembleurs. Hillary Clinton avait enfin mis de coté ses ressentiments légitimes, et rallié avec panache son ancien adversaire qui cependant mettra un peu de temps à lui « pardonner » tandis que Sarah Palin permettait à McCain de conquérir et de mobilier la base du parti .</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Je vais revenir assez longuement sur le cas Palin qui je crois a été très mal compris en France, et mal commenté. Je ne crois pas du tout, pas une seconde, que Sarah Palin ait été un mauvais <span> </span>choix réalisé par McCain. Bien sur, cette femme était tout à fait insupportable, inculte et incapable, mais elle était parfaitement adaptée à la situation !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">On sait très bien que John MCCain voulait nommer son ami Joe Libermann, un ancien d</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Démocrate, devenu indépendant pour des raisons tout autant politiciennes que politiques. Esprit brillant et libéral, haï par la base Républicaine que McCain avait déjà du mal à séduire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Il faut voir comment au contraire, McCain a su relever un défi d’une incroyable complexité. Il DEVAIT choisir<span>  </span>un représentant de la droite populiste et chrétienne, non parce qu’il le voulait, mais parce qu’il ne pouvait pas gagner sans eux et leur argent. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">McCain a très bien compris que cette élection pour une fois, ne se jouerait ni au centre ni à droite ni a gauche, mais sur tous les fronts ! Les Etats pivots ne seraient gagnés que par une mobilisation conjointe de la base et des modérés. Or si McCain, centriste musclé, pouvait faire déplacer les hommes blancs modérés des classes moyennes<span>  </span>–et il le fera-, il laissait de marbre les hystériques protestants et surtout leur argent. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Face à un Barack Obama richissime, McCain faisait pale figure, et je rappelle que contrairement aux Démocrates, les Républicains n’ont pas eu les moyens de faire campagne dans tous les Etats ! Une première pour un parti qui d’habitude écrase par ses moyens financiers ses adversaires.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Par ailleurs, Palin était de loin le moins pire des choix possibles. Complètement inculte et incapable, elle n’en reste pas moins une bonne fille,<span>  </span>pas méchante, très loin des discours haineux et vraiment dangereux des représentants de la <em>Bible Belt</em>, oscillant entre l’intégrisme et le ségrégationnisme. Surtout, elle ne risquait pas de faire ombrage, une fois élue, à l’administration bipartisane que McCain voulait mettre ne place. Il ne fait pas être naïf sur les intentions du sénateur, et Palin elle même ne l’était pas, d’où ses accès de colère récurrent: une fois élu, McCain qui savait bien qu’il dirigerait une administration bipartisane centriste, voulait la mettre au placard, point. <span> </span>Palin était une sympathique marionnette de campagne, rien de plus.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Alors bien sur, elle prit quelques libertés –et son envol-, mais elle n’a pas réellement porté préjudice à McCain dans son électorat. Ce ne sont pas les beaux esprits européens de la Nouvelle Angleterre qui allaient voter Républicain. D’ailleurs, Palin conserve une excellente côte de popularité chez les électeurs des classes moyennes indépendants, notamment en Ohio, Indiana, Pennsylvanie… La gouverneur de l’Alaska fait à ce propos la tournée des médias depuis son échec, et on l’attend sur le plateau d’Oprah Winfrey ! Le problème n’était donc pas là, et comme Sarah Palin le dit très bien elle même, le rôle de Bouc émissaire qu’essaie de lui refiler les conseillers merdiques de John McCain est bien trop large pour elle.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">La vraie erreur de McCain fut bien plus grave. Ce fut son manque de jugement, de réactivité et de créativité face aux affres de l’économie. Dans un imbroglio politique totalement incompréhensible, le sénateur de l’Arizona en est venu à être <span> </span>pris au piège d’une politique économique et financière passée à laquelle il n’avait été que modérément favorable, à l’image, par exemple, de 99,99% des Démocrates…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">C’est la crise qui a scellé le destin de l’élection. Rien d’autre. Qu’on s’entende bien sur mon propos. Il na s’agit pas de dire que seul cet élément a amené Barack Obama au pouvoir, mais que c’est bien ce séisme qui a fait basculer les choses, de façon irrémédiable.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Rappelons un peu les faits. Avant la crise financière, la convention du parti Républicain a mis sur orbite John McCain qui non seulement double Obama dans les intentions de vote national mais, beaucoup plus grave, engrange de très bons scores dans les Etat pivots de Floride, de l’Ohio, de l‘Indiana, du Michigan. A ce moment la, rien n’est joué, c’est le moins qu’on puisse dire. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Joe Biden accumule les gaffes et semble totalement invisible face à la médiatique bêtise glamour de Sarah Palin et son populisme matriarcale impeccable. Barack Obama apparait détaché du peuple, à la masse. Surtout, il se conforte dans une position de favori, celle la même, très dangereuse, qui a perdu Hillary&#8230; Il répète à qui veut l’entendre qu’il est sûr de gagner, alors que rien ne devient pourtant moins évident. Englué dans ses certitudes messianiques, il n’a fait aucun geste envers Hillary Clinton et ses électeurs, par vanité. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Plus grave encore, il n’a pas su affronter la crise géorgienne, montrant un certain dilettantisme et surtout des défaillances dans sa vision (qui change tous les jours…) : comment proposer une conciliation avec la Russie quand celle-ci adopte des positions on ne peut plus bellicistes. Bref, on ne comprend rien, et Joe Biden, la « caution expérience » joue aux abonnés absents, ou se perd dans des discours pénibles dans lesquels il passe dix minutes à dire qu’il adore John McCain ou qu’Hillary Clinton aurait été un meilleur choix pour la Vice Présidence… Armé de son sourire mega-bright, il demeure par ailleurs tout à fait préoccupé par sa propre petite réélection dans le Delaware, dont il est le sénateur depuis 1973…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">A ce moment là, Barack Obama a toutes les peines du monde à passer d’un public militant et sympathisant à une nation entière. Il brille par ses talents oratoires et ses incantations sincères au rêve américain et aux grands principes démocratiques, mais il est encore incapable d’y articuler pertinemment des mesures concrètes, voire nécessairement un brin populistes pour séduire et rassurer les gens… Contrairement à John McCain, qui fait de petites promesses sures, qui prolongent des articles de foi simples mais apaisants sur un Etat humble et actif, un leader réconfortant, dont la force leur est tout autant familière que son originalité est modérée. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">A la fin di mois d’aout, John McCain apparait comme un Héros vieillot mais robuste, une force tranquille en quelque sorte, quand Obama, avec ses rêves <span> </span>toujours plus ambitieux et ses promesses toujours plus fortes, semble une option risquée ou du moins aventureuse. Les Américains sont alors déprimés, mais ils ne sont pas perdus, ils n’ont pas besoin d’un changement apparemment si radical.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Bien entendu, ce seront les Démocrates qui gagneront, au Sénat, dans les Chambres, mais pourquoi ne pas équilibrer le tout par un gentil centriste patriote rassurant qui en plus, ne fera qu’un mandat. John McCain a le vent en poupe, il parait totalement désintéressé, ce qu’il est, prêt à mettre le « pays avant tout ». </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Il trouve les formules qui font mouche envers ces « pays qui ne nous aiment pas beaucoup »,<span>  </span>en faveur de ce pétrole si abondant sur les terres américaines qui n’attend qu’un mot, « Drill, baby Drill » pour redonner son indépendant à la nation. Et puis, il y les impôts, la botte secrète la plus malhonnête et ridicule des Républicains, toujours efficace contre les Démocrates.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Las, à partir du 1<sup>er</sup> septembre, les courbes s’inversent nettement en faveur du sénateur de l’Arizona, et surtout, une fois encore, tous les Eta pivots s’attachent durablement à sa personne. John McCain semble en position de remporter le scrutin présidentiel, en ayant renversé la fameuse « dynamique ».</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Mais la crise financière explose, et dès lors l’économie devient, pour 90% des Américains, la seule et unique priorité. L’Irak, l’immigration, les relations internationales sont renvoyées aux calendes grecques et n’intéressent plus personne. Les classes moyennes, totalement surendettées, exigent des solutions concrètes pour leur prêt, leur emploi, leur système de santé. L’avantage tout relatif de John McCain (et non des Républicains, qui sont déjà au fonds du trou pour les élections générales) s’affaiblit en quelques jours, puis s’écroule violement début octobre.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">De fait, si Barack Obama a eu du mal à saisir la perche de la crise financière, il ne l’a plus lâché après. Le sénateur de l’Illinois n’aime pas réagir à chaud, c’est le moins qu’on puisse dire, et cette prudence respectable pour un Homme d’Etat est mortifère pour un candidat. Je ne doute pas à ce moment là que ses conseillers ont enfin fait entendre raison au candidat qu’il fallait se mettre un peu à la place des électeurs s’il voulait gagner.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">A ce moment précis, Barack Obama a alors réalisé un virage politique aussi radical que subtil : il a tout bonnement piqué le programme d’Hillary Clinton ! Alors qu’il avait, à juste titre d’ailleurs, raillé le populisme de sa concurrente new yorkaise pendant les primaires sur la gestion des hypothèques et de la portée du système de santé, Barack Obama va reprendre presque point par point ses propositions –il gardera plus de souplesse qu’elle sur l’assurance santé. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">De même, il va « verrouiller » les contre offensives de McCain sur la diplomatie et l’énergie en prenant des positions <em>hillaristes</em> sur ces sujets. Bref, en récupérant les bons vieux principes de la troisième voie <em>clintonnienne</em>, il a contraint John McCain à s’enfermer dans l’économie, dernier sujet sur lequel ils ont encore de vraies divergences. Il suffit de regarder les débats télévisés qui suivront : Barack Obama parviendra grosso modo à se rallier à un consensus musclé sur la diplomatie et l’énergie, bien loin de ses positions initiales, tout en maximisant ses différences sur l’économie.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Je ne suis pas en train de décrire une magouille politique. Bien au contraire, je pense que Barack Obama s’est de lui même rendu compte de ses erreurs et de la situation. A la lumière de ses dernières décisions, dont nous reparlerons, il me semble évident que c’est un homme qui n’hésite pas à remettre en cause ses propres opinions quand il se plante.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Cette contre offensive, d’autant plus réussie par Obama qu’elle s’est réalisée dans un silence médiatique absolu, a totalement pris au dépourvu l’équipe de John McCain qui était déjà bouleversée par la soudaineté de la crise ! Bien entendu, George W. Bush, totalement à coté de la plaque, n’a même pas daigné transmettre à son successeur « légitime » quelques informations en avance. Cela en dit long sur les rapports entre les deux hommes, et le fossé idéologique qui les sépare.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">John McCain aura été totalement incapable de réagir à la crise. A ce titre, je pense que le choc générationnel a pu jouer. Si le candidat Républicain avait compris les nouvelles nécessités contemporaines, notamment écologiques, il semble assez évident qu’il restait prisonnier, d’un certain nombre de certitudes économiques qui n’avaient plus cours. Pire encore, il n’a pas su tenir une position constante.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">La première erreur du sénateur de l’Arizona, fut de stopper sa campagne du jour au lendemain pour aller à Washington, au Sénat, travailler sur la crise… Attitude brouillonne, dont les bonnes intentions ne pouvaient cacher une maladresse consternante, et surtout, une espèce d’improvisation peu adéquate pour un candidat qui prétend être on ne peut plus expérimenté… Cette décision sera d‘autant plus hasardeuse qu’elle ne durera que 24H, pas assez longue pour paraitre sacrificielle, et suffisamment courte pour être pathétique. Ajouter à cela qu’il a posé un lapin à un journaliste important en direct en prétendant se rendre au Sénat, alors qu’il se trouvait dix minutes plus tard sur un autre plateau, et que les images ont tourné en boucle sur les networks. Bref, un fiasco.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Fiasco d’autant plus pervers que John McCain n’a servi absolument à rien au Sénat. Nul en économie, il a été totalement dépassé par les événements, ne comprenant sans doute rien à ce qui se passait vraiment et surtout incapable de faire de lui-même des propositions en accord avec ses principes de <em>small government</em>. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">D’abord critique sur le plan Paulson, il s’y est finalement rallié, avant de le re-critiquer, de se re-rallier. Bref, du grand n’importe quoi. Il aurait été infiniment plus significatif que McCain assume son programme conservateur, et prétende que le gouvernement devait laisser le marché assainir les banques tout en protégeant seulement les citoyens et en condamnant les coupables. Véritable girouette albinos, McCain n’avait plus aucune crédibilité en matière d’économie –je passe sur le fait qu’il l’ait lui-même confessé- et ce n’est pas Sarah Palin qui pouvait l’aider, elle qui venait de réaliser que l’ONU se trouvait à New York.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Les deux premiers débats furent de vrais calvaires pour le sénateur de l’Arizona, perdu dans des logorrhées indigestes sur des vagues principes conservateurs, récitées avec autant de foi que s’il lisait le Petit Livre Rouge, et qui parlaient peu aux classes moyennes incapables de payer leurs traites. Cette errance pitoyable eut pour paroxysme l’abandon de sa campagne dans le Michigan, symbole de la crise industrielle et bastion des « démocrates reaganiens ». A ce moment là, il s’avouait vaincu. Or, quel soldat peut prétendre renoncer à une bataille ?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Cette incapacité à répondre concrètement à l’urgence était d’autant plus dramatique que McCain avait cédé aux sirènes bushistes des attaques personnelles. De nombreux commentateurs ont souligné l’importance dramatique qu’ont pris certains conseillers imposés par les hiérarques Républicains en échange de fonds. On sait maintenant que McCain a bloqué un grand nombre d’attaques nauséabondes sur Obama, que Palin a eu moins de scrupule à sortir parfois. Je tiens à dire que la campagne de diffamation de McCain a été beaucoup moins brutale que celle qui avait opposé Clinton et Obama ! La première remuant des affaires vraiment douteuses –Jeremiah Wright- quand le second mentait éhonteusement sur le programme de sa concurrente.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Bref, McCain a plutôt respecté sa promesse de mener une campagne propre, mais pas assez. Pas assez pour la stature qu’il prétendait incarner. On ne peut pas être un héros rassembleur et<span>  </span>cédé, même relativement, à la calomnie. Plusieurs fois, McCain a tenté de se rattraper. Il faut avoir en mémoire le sénateur, saisissant le micro d’une militante psychotique qui avait « peur «  de Barack Obama, « un musulman ». Mais il n’a pas su tenir son équipe, et sans doute a-t-il plusieurs fois lui-même agréé, même s’il n’a personnellement rien dit de répréhensible.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Cette campagne négative, bien plus marquée chez les Républicains que chez les Démocrates n’ont fait qu’amplifier le sentiment de désert idéologique et politique de l’équipe de John McCain. Comme le disait Obama : « Il a parlé beaucoup de moi, mais bien trop peu de vous. »</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Vint le troisième débat, et l’ultime tentative du sénateur de l’Arizona de revenir dans la course, avec une proposition absolument inédite de racheter tous les emprunts douteux des particuliers, tout en dénonçant les hausses d’impôts supposés de la future administration Obama. Joe le Plombier faisait son apparition, figure médiatique archétypale du meilleur et surtout du pire de l’Américain moyen, toujours prompt à débusquer le « socialisme » tapi dans l’ombre Démocrate… </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Sans la crise et les erreurs passées de McCain, cette irruption impromptue de Joe aurait pu faire très mal à Obama, et lui a d’ailleurs fait perdre quelques points qui l’ont empêché de prendre le Missouri ou le Montana… Il faut dire qu’Obama avait fait une erreur de débutant en prononçant le mot « Spread »…Disperser ou répartir la richesse n’a jamais fait flores aux Etats-Unis.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Je voudrais cependant conclure cette analyse de la campagne par une opinion totalement personnelle et largement ressentie. A la lumière de certaines déclarations, attitudes et même regards de John McCain, et surtout de son discours de défaite, le plus digne qu’on ait jamais entendu, j’y reviendrai, je n’arrive pas à me départir de l’idée que le sénateur avait depuis longtemps accepté sa défaite. Je suis intimement persuadé qu’il a vite compris, après la crise et la pression conservatrice continuelle que le parti Républicain exerçait sur lui, qu’il ne pourrait pas gouverner, et que les Républicains n’étaient plus à même de gouverner avec lui. Il n’y avait plus aucune conviction dans les propos de McCain à partir de l’imbroglio de la crise, si ce n‘est pour défendre Obama contre les attaques les plus perfides de son camps. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">En fait, je suis persuadé, et seul le sénateur pourra nous le dire un jour, qu’il avait vite compris que Barack Obama était une bonne chose, une très bonne chose pour l’Amérique. A partir du moment où vous acceptez que votre adversaire gagne parce que le sens de l‘Histoire impose ce changement, et que vous comprenez que celui-ci est apte à l’assumer, vous vous inclinez, pour peu que vous soyez un Homme d’Etat. Et comment ne pas avoir perçu la maturation politique phénoménale de Barack Obama pendant cette campagne. Il y a eu le moment où Barack, pour McCain n’était que « celui la », puis celui qui face aux injures républicaines devenait « un bon président »…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><em><span style="font-size:18pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Les résultats</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Les médias du monde entier, ou presque, ont célébré avec enthousiasme la victoire de Barack Obama. Trop peut être, et pour de mauvaises raisons sans doute. Cependant, les moments de concorde mondiale sont suffisamment rares pour être appréciées et mon coté ronchon donneur de leçon pouvait bien se taire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Cependant, si la victoire de Barack Obama est magnifique a bien des égards, elle ne fut ni un raz de marrée ni un bouleversement des règles politiques locales et nationales. Si l’élection de Barack Obama va faire changer l’Amérique, cette dernière reste encore fidele à ses conservatismes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Une fois encore, je tiens à dire que les sondages, contrairement à ce qu’on peut déblatérer à longueur de temps, ont bien fait leur travail. Le problème des sondages relève juste de leur interprétation, mais, eux-mêmes demeurent toujours pertinents. Il faut simplement apprendre à les lire…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Passons. Le 4 novembre, tout s’est finalement déroulé plus ou moins comme prévu, ce qui est en soi une surprise, et chacun a remporté les Etats annoncés par les sondages. Obama a cependant eu de belles victoires, en Caroline du Nord, en Indiana, en Virginie, Etats depuis longtemps conservateurs quant à leur vote présidentiel. Il a manqué de peu le Missouri et le Montana, et même la Géorgie, qui auraient pu être de belles prises. Il ne faut cependant pas être trop gourmand, et apprécier la victoire telle qu’elle est. Il est par ailleurs bon que McCain n’est pas été humilié, il ne le méritait aucunement.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Ceci dit, par delà cette victoire franche, il faut voir que l’Amérique est souvent loin d’avoir voté en bloc, et que ce sont bien certains éléments bien définis de la population qui ont donné la victoire au Démocrate, avec parfois, souvent, des écarts importants, qui toutefois ne remettent pas en cause une certaine réconciliation des Américains, moins divisés culturellement et politiquement aujourd’hui qu’hier, autour de la candidature de Barack Obama.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Rappelons déjà les chiffres du scrutin présidentiel, le plus important, je reviendrai sur les autres ensuite. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Obama a donc remporté 28 Etats, avec 53% des voix, victoire d’autant plus nette, avec 8,5 millions de voix d’avance, que la participation , autour de 63% fut historiquement élevée même si elle reste déplorable et indigne d’une grande démocratie.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Barack Obama peut remercier les femmes, qui, lui ont offert la victoire : 56% contre seulement 49% des hommes ! Cette différence très importante entre les deux sexes s’explique essentiellement par le vote des hommes blancs, qui n’ont donné que 41% de leur voix à Barack Obama, contre 46% des femmes blanches.<span>  </span>Cette différence sexuée a aussi pour raison les thèmes principaux de campagne, les femmes étant beaucoup plus sensibles à l’économie, au système de santé, à l’éducation quand leur mari s’entête sur le terrorisme. Les dames sont aussi beaucoup moins réceptives aux délires racistes, même si leur conservatisme moral a pu les amener à voter McCain.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">D’une manière générale, l’élection de Barack Obama ne marque pas la fin du racisme aux Etats-Unis. A l’échelle nationale, seuls 43% des Blancs ont voté pour le sénateur de l’Illinois. Totalement imperceptible, ou en tout cas non interprétable<span>  </span>dans les Etats de la Nouvelle Angleterre et de l’Ouest, le<span>  </span>vote racial, a été particulièrement acerbe dans le Sud et le Midwest. En Alabama, 90% des Blancs ont voté McCain, contre 98% des Noirs pour Obama, dans les Etats voisins, les chiffres tournent souvent autour de 75% de part et d’autre. A noter cependant, que les chiffres fluctuent grandement selon les générations, signe de l’Histoire en marche, les jeunes Blancs, même dans les Etats arriérés ont été beaucoup moins sensibles au poison raciste que leurs ainés, totalement englués dans les mirages ségrégationnistes. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Il faut reconnaitre cependant, qu’il n’est pas facile de savoir si les gens ont voté McCain parce qu’ils ne voulaient pas d’un Noir, ou s’ils ont juste voté à leur habitude, pour un conservateur patriote.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">En effet, près de 80% de la population a déclaré que la race n’avait pas joué dans leur choix, dont une écrasante majorité de l’électorat de Mc Cain. L’interprétation n’est donc pas facile, mais j’ai du mal à croire que les opinions politiques n’aient pas été guidées par des sentiments moins nobles. Il suffit de penser à Katrina… </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Ceci dit, c’est chez Obama, pour des raisons bien sûr différentes, que la race a eu une importance décisives pour 6% des électeurs, contre 4% pour McCain. De fait, Obama a été élu grâce au soutien total des minorités. Des Noirs avec presque 95% des voix, mais aussi des Latinos (67%), des Juifs (78%), des Asiatiques (62%), des homos (70%).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Un changement notable est quand même venu des Etats ouvriers, dans lesquels on redoutait le plus, pour des raisons historiques et sociales, le rejet d’un candidat Démocrate Noir. La perte de points, entre le vote Démocrate local (sénateur, gouverneur, etc) et présidentiel, fut réel mais assez peu étendu (10 points dans le Michigan), ce qui montre soit une évolution des mentalités, soit le résultat des nécessités économiques. Pour ma part, j’opterai pour un pas décisif franchi avec l’aide de la nécessité !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Bonne nouvelle également, en votant, près de 50 % des Américains pensaient que les rapports interraciaux allaient s’améliorer au cours des prochaines années, contre seulement 10% qui pensaient que cela empirerait.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">En revanche, le choc générationnel a été apparemment beaucoup plus important que prévu, même s’il est resté relatif. <span> </span>Tout d’abord, pour 40% des électeurs, l’âge du candidat était un facteur important, à la défaveur écrasante de McCain. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Ensuite, si les jeunes ont massivement voté pour Obama, les autres générations n’ont pas non plus suivi la tendance inverse. Ainsi, les Américains ont voté à 66% pour Obama entre 18 et 29 ans,<span>  </span>à 54% entre 30 et 39 ans, à 50% entre 40 et 64 ans. Finalement, seuls les plus de 65 ans, avec 53%, ont donné l’avantage à McCain.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Bon point pour les Démocrates, Barack Obama a réussi à séduire les plus pauvres de ses concitoyens, une performance dont on doutait pendant longtemps.<span>  </span>Les Américains les plus précaires, dont les revenus annuels sont inférieurs à 15 000 dollars ont voté à 75% pour Obama ! En dessous de 50 000 dollars, le chiffre oscille entre 55 et 60%. Les classes moyennes en revanche, sont plus partagées, mais il est à noter que la tranche « Joe le Plombier », a savoir les ménages dont le revenu est situé entre 100 000 et 200 000 dollars par an, ont donné trois points d’avance à McCain. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Les plus riches, ont<span>  </span>donné six points d’avance à Obama, comme prévu.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Très lié au revenu, le niveau scolaire a influé de la même façon sur les votes, ce sont les moins instruits et les plus diplômés qui, à plus de 60% ont voté Obama. Un indicatif intéressant ceci, les Blancs qui n’ont pas suivi d’études supérieurs ont voté à 58% pour Mc Cain, contre 50% pour les Blancs ayant un diplôme universitaire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Enfin, il n’y a pas eu de surprise à propos la répartition géographique<span>  </span>des votes. Les 30% d’urbains ont voté à 63% pour Obama, les Banlieues (49%) lui ont donné une petite majorité mais les ruraux (21%) ont donné 8 points d’avance à McCain.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">A la croisée de toutes les précédentes données (jeunes, pauvres, peu instruits), Obama a su séduire à 70% ceux qui votaient pour la première fois, signe incontestable qu’il incarnait le changement.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Au niveau de la mobilisation partisane, il n’y a pas eu de grands bouleversements, même si le report des sympathisants d’Hillary Clinton sur Barak Obama, a été plus important qu’anticipé, avec plus de 85%. Chaque camp a su motiver 90% de son électorat votant. Mc Cain a eu 78% du vote conservateur (34% de la population), et Obama 89% du vote Liberal (29% de la population), mais ce dernier a aussi remporté 52% du vote indépendant et 60% du vote modéré. Ces chiffres montrent l’échec des ambitions bipartisanes de chacun des candidats qui, d’une manière ou d’une autre, ont toujours dû convaincre leur camp avant toute chose, que cela leur plaise ou non.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Un élément particulièrement intéressant des sondages se rapporte au moment du choix du vote, même si cette information est laissée à la lecture subjective et douteuse de l’électeur… Il est déjà troublant de noter que 60% des Américains avaient leur choix avant l’été, à 52% en faveur d’Obama. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Les autres, ce sont décidés selon une tendance révélatrice du déroulement global de la campagne : ceux qui ont choisi leur candidat en septembre et en octobre, acmé de la crise financière, ont choisi Obama, ceux qui se sont fixés pendant les deux semaines précédant le scrutin, lors de la <em>contre offensive Joe le Plombier</em> ont préféré McCain, et ceux qui ont choisi le jour même ont préféré Obama ! Comment mieux résumer six mois de débats ?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Enfin, les derniers chiffres indiquent l’appréciation que les Américains ont eue de la campagne des deux candidats.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Il semble tout d’abord que les questions de personne n’aient pas été primordiales, ce qui irait dans le sens d’un vote a-racial. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Les électeurs auraient privilégié à 60% le programme sur le candidat. Cependant, ceux qui accordaient le plus d’importance à la personnalité ont plutôt voté McCain, dont le programme était de fait on ne peut plus confus ! </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Il n y’ a cependant jamais vraiment eu de conflit de personne. Les deux candidats étaient estimés capables de gouverner, leurs épouses étaient pareillement appréciées. Seuls Joe Biden et Sarah Palin, l’un et l’autre, ont<span>  </span>soulevé quelques clivages forts, sans jamais être décisifs pour le vote. Seule exception, les gens qui considéraient le choix de Palin comme une donnée importante ont plutôt voté&#8230;pour elle !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">En revanche, la personnalité d’Obama a été globalement plus appréciée que celle de McCain. Pour 57% des électeurs, Obama était proche de leurs préoccupations, contre seulement 36% pour McCain. Plus intéressant, seuls 49% des sondés estiment que McCain avait un « bon jugement » contre 56% pour Obama.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">L’une des surprises du vote vient du fait que les électeurs étaient plus « inquiets » ou « effrayés » de l’élection de McCain que de celle d’Obama, ce qui montre l’échec de la campagne négative lancée contre ce dernier.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Les attaques de McCain ont d’ailleurs été vivement regrettées par les électeurs. 24% des Américains pensaient que McCain avait été le seul à attaquer personnellement Obama, Quand 10% partageait l’opinion contraire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">D’autres chiffres indiquent le degré d’efficacité des campagnes des candidats. Ainsi, près de 26% des électeurs ont été contactés par personnellement par un militant d’Obama contre seulement 15% pour McCain. A chaque fois, ce contact fut décisif pour le vote.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Mais le plus important a demeuré les programmes des candidats. Et systématiquement, Obama avait visé juste.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Tout d’abord, le contexte était unanimement défavorable au parti Républicain, et même si McCain n’était pas majoritairement associé à l’administration sortante, le climat n’a pu que jouer en sa défaveur. Avec 75% des Américains qui estimaient que le pays avait besoin d’un changement fort, et 85% qui estimaient que c’était Barack Obama qui incarnait le mieux cette rupture, l’élection était mal engagée pour McCain !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Par ailleurs, les priorités des Américains étaient clairement établies : l’économie (62%), l’Irak (10%), la santé (10%), le terrorisme (9%), l’Energie (7%°. Les solutions proposées par Obama ont été plébiscitées<span>  </span>sur tous les sujets sauf le terrorisme. Il bénéficie de dix points d’avance sur l’économie, et de…vingt points sur l’Irak !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Plus encore, l’économie jouait un rôle majeur dans plus de 90% des votes, et à chaque fois, Obama a en tiré parti. Au contraire, la peur du terrorisme n’est évoquée que par un quart des électeurs.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Bref, on peut donc dire que la campagne d’Obama fut de loin la plus efficace, aussi bien par les thématiques abordées, les solutions proposées et les méthodes employées. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Derrière ces chiffres bien austères se cachent une radiographie pertinente de la société américaine. Celle ci n’a pas été bouleversée par l’émergence de Barack Obama, et elle a globalement voté comme les sondages le prévoyaient. On peut cependant se réjouir, justement, que l’effet Bradley que certains analystes attendaient, n’ait pas eu lieu.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">L’analyse des sondages de sortie des urnes permet surtout de confirmer les grandes tendances qu’on avait pues observer pendant le déroulement de la campagne, et surtout, de noter que le rôle de la crise fut décisif. Il aurait été très difficile à John McCain de s’imposer quand l’économie, son point faible, écrasait toutes les autres préoccupations des électeurs !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><em><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Les Elections générales</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Le scrutin présidentiel était le plus important et le plus attendu. Mais il n’était pas le seul. J’avais exprimé mon opinion sur ce sujet, et là encore, les sondages avaient donné une image réaliste des résultats.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Paradoxalement, les Américains ont renforcé un Congrès qu’ils avaient déjugé ! En effet, les Démocrates ont gagné de nombreux sièges alors que les électeurs à 73%, désavoué le Congrès sortant dominé par les même Démocrates ! En fait, le mépris envers George Bush déteignait sur le Congrès lui-même sans que les électeurs en veuillent réellement à ses membres, par ailleurs assez mal identifiés. En fait, les Américains méprisent les « élus de Washington » mais aiment bien leurs sénateurs et leurs Représentants à eux…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Avec vingt sièges de plus à la Chambre des Représentants et une majorité de 58 sénateurs (il manque deux sièges à pourvoir), le Parti Démocrate a acquis un pouvoir presque total sur Washington, ce qui lui permettra de secouer l’Amérique pour peu que ses élus le veuillent. En effet, si Obama incarne le changement, c’est beaucoup moins le cas des vieux barbons qui siègent au Senat depuis quarante ans comme Ted Kennedy et Robert Byrd, ou même trente comme&#8230;Joe Biden ! </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">En tout cas, rien n’a changé dans les incohérences de la politique locale américaine&#8230; Les Etats les plus conservateurs comme la Louisiane ou le Montana ont élus plus de Démocrates que de Républicains, le Missouri, qu’Obama a échoué à conquérir, a choisi un gouverneur Démocrate, le Maine a gardé sa sénatrice Républicaine, celle qui se réclamait…d’Obama !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">De même, l’élection d’un Noir à la Maison Blanche est loin d’avoir sonné le grand soir du progressisme mais plutôt la victoire du statu quo ; Dans l’ensemble des Etats qui proposaient des nouvelles réformes touchant aux mœurs –mariage homosexuel, adoption- celles-ci ont été refusées à de larges majorités, y compris en Californie, réputée très libérale. Comble de l’ironie, ce sont les électeurs de Barack Obama, les Noirs et les Latinos, qui ont bloqué ces propositions soutenues par leur champion ! En revanche, les remises en cause de précédentes avancés morales, comme le droit à l’avortement, ont elle aussi été rejetées. Pas d’avancées, pas de reculs, on attend Obama !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><em><span style="font-size:18pt;"><span style="font-family:Times New Roman;">Perspectives</span></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Le soir de la victoire d’Obama constitua à grand moment politique à bien des égards. Et le discours de John McCain y a grandement contribué.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">En reconnaissant sa défaite, avec une joie non feinte pour le moment historique que connaissait son pays, le sénateur de l’Arizona, a confirmé que Barack Obama était amené à faire de grandes choses pour les Etats-Unis.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Le pays, se trouve véritablement à l’aune de changements extrêmement importants pour lui, et pour nous tous. Bien sur, il y la crise financière et économique, mais celle ci ne fait que révéler des problèmes beaucoup plus profonds, liés à l’échec de l’ensemble des idées reaganiennes, aussi bien sur les plans social, économique que diplomatique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Les Etats-Unis sont rentrés dans une crise durable. Son industrie, son école, son système de santé, ses infrastructures et même son armée ne sont pas à la hauteur de la première puissance mondiale. Son discours diplomatique n’est pas du tout adapté à la multi polarisation croissante du monde, même si Condie Rice a fait tout ce qu’elle pouvait pour réorienter sagement les errances de G.W. et de sa clique néo conservatrice.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Disons le clairement, il faut presque tout revoir, tout réviser, tout recréer. Le pays est à la traine dans l’ensemble des indicateurs de l’OCDE : le niveau culturel et scolaire est lamentable, la violence de loin la plus forte, les inégalités les plus profondes. L’Etat qui s’était désengagé de tout ce qui touchait au bien commun, sous les mandats Républicains et Clintoniens, doit se réaffirmer avec sagesse et pertinence dans nombre de domaines. Il ne s’agit pas de revenir, comme trop le pensent aux politiques keynésiennes et interventionnistes du New Deal et de La Grande Société, toutes deux totalement dépassées. Il faut au contraire réinventer une nouvelle manière d’être efficace. L’Amérique en a les moyens, ne serait-ce que par sa capacité unique de mobilisation et la force de son optimisme essentiel et surtout, a des idées qui vont un peu plus loin que l’accroissement du déficit… </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Barack Obama a annoncé de vastes mesures de relance publique, dont un plan estimé à plus de 700 milliards de dollars. Mais il ne s’agira pas de distribuer de l’argent au petit bonheur la chance, comme savent si bien le faire les Européens, en espérant que ca ira mieux une fois que les caisses seront vides. Barack Obama veut investir dans l’avenir, comme ont su le faire les Japonais par exemple. Le pan écologique de son action, touchant aussi bien à l’indépendance énergétique qu’a la rénovation industrielle, mettra peut être la puce à l’oreille de l’Europe…En tout cas, elle rénovera enfin des outils et des modèles économiques devenus totalement obsolètes, et dangereux.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Il est intéressant de voir comment Barack Obama est en train de constituer son équipe. Le style tout d’abord, est parfait. Calme, posé, Barack montre qu’il prend le temps de faire le bon choix –et surtout d’enquêter extrêmement attentivement sur les postulants !- tout en parvenant à imposer immédiatement une image d’Homme d’Etat responsable.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">De la même façon qu’il a refusé de doubler George Bush ou de contester les décisions d’un homme qui n’a plus aucune autorité mais conserve toute sa légitimité, il a débouté tous les chefs d’Etat, au premier rang desquels Nicolas Sarkozy, qui brulaient de le rencontrer au plus vite après le G20 de Washington, auquel il n’a finalement pas assisté –tout en envoyant une personne de confiance, Madeleine Albright.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Il n’y a qu’un président à la fois. Attitude humble, rassembleuse qui tranchait avec l’enthousiasme débridée <span> </span>-et légitime !- de ses sympathisants dès le 4 novembre. Obama n’a jamais perdu le réalisme et le pragmatisme que lui a conférés la campagne. Le candidat illuminé des Primaires est loin, très loin. L’idéaliste de Chicago en revanche, anime toujours ses pensées profondes, ce qui sera le gage, je pense, de toute la force de son action : il n’y a rien de plus révolutionnaires que de grandes idées servies par le plus efficace des pragmatismes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Bien entendu, il garde ses proches, ceux qui l’ont porté au pouvoir, auprès de lui. Ils iront dans son cabinet. Mais il sait bien qu’il doit réaliser un savant dosage de compétence et de changement pour former son administration.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Force est d’admettre qu’il réalise pour le moment un sans-faute. Que ce soit la rencontre avec McCain, promesse d’une collaboration bipartisane possible, le maintien probable de Robert Gates à la Défense ou l’appel à des personnalités démocrates historiques ou novatrices, Barack Obama est en train de réussir son premier pari.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Je ne vais pas reprendre tous les membres annoncés de la future administration. Mais il suffit de constater l’équilibre adéquate que veut former le président aux postes économiques, entre Timothy Geithner, jeune directeur de la Fed de New York, promis au Trésor, et Lawrence Summers, ancien ponte de Clinton destiné au Conseil économique.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">L’ensemble de ses choix montre ce souci constant d’équilibre entre expérience et audace. Pour réaliser ses promesses sur la santé, il a choisi l’ancien leader des Démocrates Tom Daschle ; pour trouver une solution à l’immigration, il va nommer la gouverneur tête brulée de l’Arizona Janet Napolitano ; pour remettre de l’ordre dans la justice américaine, le clintonien Eric Holder&#8230; La liste est longue, et témoigne toujours de cette conviction de proposer des changements qui ne sacrifient pas la compétence.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">L’appel à Hillary Clinton au Secrétariat D’Etat est une grande marque de réalisme et de grandeur politiques, termes qui se lient bien plus qu’ils ne s’opposent. Je passe sur les raisons politiciennes qui l’ont poussé à écarter son ancienne rivale du Sénat, ou de toute façon, les vieux barbons ne l’auraient pas laissé agir à sa guise. Obama a bien fait de remercier Hillary pour son soutien sans faille pendant la campagne, et celle ci a eu raison d’accepter ce poste, où il y a tant à faire. La concurrence de Joe Biden, ne sera qu’une bonne blague, étant déjà assigné aux règlements des rouages du Congrès, que Barack déteste. Je rappelle d’ailleurs que c’est le rôle essentiel normalement attribué au Vice Président, qui n’est pas du tout un président bis, mais, grosso merdo, le 101eme sénateur !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Surtout, cette ouverture, tout comme le soutien affiché de John McCain, montre que dans ce scrutin, les perdants ne furent pas les vaincus.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Tout combat, et a fortiori un combat politique, a ses vainqueurs et ses vaincus. Cependant, dans une petite manœuvre sémantique tout à fait opportuniste, je voudrais différencier les vaincus des perdants.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">En effet, au cours de cette élection, Barack Obama a affronté aussi bien des ennemis idéologiques radicaux et néfastes, à savoir les suppôts du reaganisme et tous les préjugés de l’Amérique, que des adversaires honorables qui finalement l’auront beaucoup plus servi qu’autre chose, John McCain et Hillary Clinton.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">La distinction que j’essaie de faire n’est pas qu’une magouille verbeuse. Je cherche à distinguer les premiers, qui ont cherché à bloquer Obama non pas pour son seul statut de candidat Démocrate mais de symbole vivant et intellectuel d’une Histoire qui en avait fini avec les échecs de la droite américaine, des seconds, qui avaient compris les mêmes choses que le nouveau président, tout en tirant des conclusions différentes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Pour être plus clair, les Républicains, les Reaganiens ont perdu sur des questions de fonds et vont voir une grande partie de leurs certitudes ineptes battues en brèche pendant les trente prochaines années au moins, tandis que John McCain et Hillary Clinton auront surtout démérité sur la forme. Bien entendu, je ne dis pas qu’Obama et McCain étaient d’accord sur les mêmes idées, mais que leur constat de l’échec reaganien était partagé.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">La conséquence de cette différence majeure est que les vaincus seront écrasés par la prochaine mandature quand les perdants trouveront une place à leur mesure. C’est toute la différence, entre ceux qui ont compris et accompagné le changement, et ceux qui s’y sont opposés.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Deux ans de campagne se sont achevés avec le plus heureux des scénarios possibles. Et quelle campagne merveilleuse ! Il y eut des coups bas, il y eut des magouilles, mais confrontés à l’enthousiasme entier d’une nation, aux passions sincères d’un peuple, aux attentes conjuguées de tout un monde, ces aléas sont bien peu de choses.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Je n’ai jamais été un supporter fervent de Barack Obama. Et pour cette raison, je découvre avec d’autant plus de plaisir le président qu’il semble vouloir devenir. On en demandera trop à Barack Obama, c’est évident. Il ne fera pas ce qu’on<span>  </span>attend de lui. Il réalisera de bien plus grandes choses, des choses différentes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Les Américains n’ont pas élu l’homme qu’ils pensaient élire. Ils ont majoritairement choisi quelqu’un pour résoudre une crise conjoncturelle. La bonne surprise qu’il leur réserve est qu’il s’attaquera aux raisons beaucoup plus profondes du mal américain, et dans ce sens, il fera beaucoup pour le monde.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Qu’on ne s’attende pas à une présidence parfaite. Cela n’existe pas, cela n’est même pas souhaitable. C’est juste grotesque. Barack aura ses vices. Sans doute cédera t il aux sirènes lancinantes du protectionniste, sans doute résistera-t-il difficilement à certains clientélismes. Ce n’est pas le problème, tout cela compte peu. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">George Bush laisse un pays à la traine, qui n’a réglé aucun problème passé et préparé aucun défi à venir. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Le changement était improbable, il fut possible, il s’avère nécessaire, il sera brillant.</span></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/179/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/179/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/179/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jeanphilippetanguy2.wordpress.com&amp;blog=4454527&amp;post=179&amp;subd=jeanphilippetanguy2&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Fier, à nouveau, d’être tous Américains !</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Nov 2008 16:48:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jeanphilippetanguy2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[      Il y a sept ans, l’Amérique était frappée par les attentats les plus meurtriers que le monde avait pu connaitre. L’ensemble de l’Occident, mais aussi nombre d’autres pays, se sentaient alors profondément solidaires du peuple des Etats-Unis, et communiaient avec eux dans une minute de silence à la mémoire des victimes.   [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jeanphilippetanguy2.wordpress.com&amp;blog=4454527&amp;post=175&amp;subd=jeanphilippetanguy2&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Il y a sept ans, l’Amérique était frappée par les attentats les plus meurtriers que le monde avait pu connaitre. L’ensemble de l’Occident, mais aussi nombre d’autres pays, se sentaient alors profondément solidaires du peuple des Etats-Unis, et communiaient avec eux dans une minute de silence à la mémoire des victimes. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Parce que ce peuple, parce que ce pays ne se contentaient pas d’être les plus puissants, ils étaient admirables. Les huit années de mandats de Bill Clinton, par delà ses aléas diplomatiques et domestiques, avaient porté la nation qui avait écrasé la dictature communiste au rang d’Hyper puissance », assurant avec superbe son rôle de leader du monde libre. Malgré ses faiblesses et ses injustices, l’Amérique inspirait, l’Amérique faisait rêver.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Le 12 septembre 2001, nous étions tous bel et bien Américains, unis face à la haine de nos idéaux.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Sept années avaient passé, et cette communion n’était plus qu’un souvenir diffus. L’administration Bush n’était pas la seule à blâmer, c’est l’ensemble de la société, du système américain, de ses élites et de son peuple, qui avait perdu la confiance et l’admiration que le monde lui portait. Alors que le modèle reaganien s’écroulait sous les blessures cruelles, profondes et pernicieuses qu’il avait infligées, alors que Washington perdait son autorité au sein d’un ordre mondial bouleversé qui tourne à son désavantage, on accordait plus beaucoup de crédit à cette nation qui nous avait tant déçu.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Et pourtant, les absolus de liberté et de rêves que les Etats-Unis ont toujours voulu incarner n’avaient pas disparu, ni de l’âme américaine, ni des cœurs du monde libre. Ce soir, je traversais le quartier de Ginza à Tokyo. Les foules nippones pléthoriques poursuivaient leur quotidien, mais leur regard était porté sur les écrans géants qui animaient les tours. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Barack Obama apparaissait, serein et glorieux, après sa victoire sur l’Histoire et comment ne pas pleurer de joie devant ce retour inespéré de l’idéal, de cette improbable possible que nous a toujours offert l’Amérique. Les Etats-Unis ont le talent des révolutions sourdes, d’autant plus efficaces et exemplaires qu’elles sont pacifiques et si joyeuses. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Personne, personne ne pouvait imaginer qu’un Noir métis, et sa femme Afro Américaine arriveraient si tôt à la Maison Blanche quand, moins de quarante ans auparavant, certains Etats ne leur auraient pas laissé un coin de banc public. Les larmes versées par Jesse Jackson après tant de combats, en étaient la preuve la plus sincère.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Plus encore, ce n’est pas seulement un Noir qui a remporté l’élection américaine, c’est un pauvre, un homme qui s’est fait tout seul, soutenu par sa famille, qui a épousé une jeune femme tout aussi brillante et méritante, issue du ghetto de SouthSide à Chicago. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Rien de tel ne s’est déjà produit en Europe, jamais. Et rien de tel n&#8217;y semble possible. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Nous pouvons bien moquer et mépriser les Etats-Unis, nous n’avons pas, sur bien des plans appliqué, comme ils ont su le faire, les idéaux qui fondent notre civilisation.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Le 5 novembre 2008, nous sommes redevenus Américains, unis par victoire d’un rêve.</span></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/175/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/175/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/175/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/175/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/175/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/175/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/175/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/175/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/175/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/175/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/175/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/175/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/175/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/175/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jeanphilippetanguy2.wordpress.com&amp;blog=4454527&amp;post=175&amp;subd=jeanphilippetanguy2&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Les Swings States!</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Oct 2008 14:28:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jeanphilippetanguy2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette semaine, la minute proustienne s&#8217;est transformée en  une heure !   Mais rassurez vous, chacune des parties est indépendante !   Introduction : Les enjeux des Swing States&#8230;   Deuxième partie : Les Etats gagnés d&#8217;avance!   Troisième Partie : La difficulté de conquérir la Rust Belt et les Etats &#8220;hillarystes&#8221;     Quatrième [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jeanphilippetanguy2.wordpress.com&amp;blog=4454527&amp;post=168&amp;subd=jeanphilippetanguy2&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine, la minute proustienne s&#8217;est transformée en  une heure !</p>
<p> </p>
<p>Mais rassurez vous, chacune des parties est indépendante !</p>
<p> </p>
<p>Introduction : Les enjeux des Swing States&#8230;</p>
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<p> </p>
<p>Deuxième partie : Les Etats gagnés d&#8217;avance!</p>
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<p> </p>
<p>Troisième Partie : La difficulté de conquérir la Rust Belt et les Etats &#8220;hillarystes&#8221;</p>
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<p> </p>
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<p> </p>
<p>Quatrième Partie : Le Grand Ouest</p>
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<p> </p>
<p>Cinquieme partie : La Floride, dangereux mépris.</p>
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<p> </p>
<p>Sixième Partie : La remise en cause surprise de bastions républicains!</p>
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		<title>Les élections oubliées…</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Oct 2008 12:05:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jeanphilippetanguy2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[      A lire la presse française, et quelques articles anglais et japonais, on pourrait croire que les Etats-Unis d’Amérique sont une nation gouvernée par un seul homme, le Président, à la rigueur épaulé par son Vice Président et le staff de la Maison Blanche…   J’ai une révélation à faire à TF1 : les [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jeanphilippetanguy2.wordpress.com&amp;blog=4454527&amp;post=165&amp;subd=jeanphilippetanguy2&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">A lire la presse française, et quelques articles anglais et japonais, on pourrait croire que les Etats-Unis d’Amérique sont une nation gouvernée par un seul homme, le Président, à la rigueur épaulé par son Vice Président et le staff de la Maison Blanche…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">J’ai une révélation à faire à TF1 : les USA sont une démocratie parlementaire. Qui l’eut cru ?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">J’ai plusieurs fois rappelé à la va vite le fait que se tiendront le 4 novembre non seulement l’élection du chef de l’Etat, mais aussi celles de l’ensemble de la Chambre des Représentants, d’un gros tiers du Sénat, de onze postes de gouverneurs, du renouvellement de nombreux congrès d’Etats, et de centaines de scrutins locaux, référendums et nominations diverses et (très) variées. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Constatant que tout le monde s’en foutait royalement, j’ai décidé d’y consacrer un long billet, afin de montrer qu’elles sont, sinon plus, au moins aussi importantes que l’attribution du bail du bureau ovale, du fait de leur influence actuelles et futures sur l’avenir du pays.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Bien entendu, l’Histoire et l’évolution de l’interprétation de la Constitution américaine –vous savez celle qui n’a soit disant jamais bougé d’un iota- ont donné au président un rôle décisif dans le rouage politique du gigantesque état fédéral que forment les Etats-Unis. Le besoin d’incarnation et d’union de la nation, puis son rôle de super puissance n’ont fait que renforcer la fonction exécutive, sur le plan institutionnelle mais aussi symbolique. Le président représente le pays aussi bien à l’échelle nationale –quel pourcentage d’Américain connait les responsables du Congrès ?- qu’internationale –combien de Français connaissent les Instituions américaines ?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Pourtant, dans les faits, la Constitution américaine est l’un des exemples les plus admirables d’un système<span>  </span>de <em>Checks and Balances</em>, d’équilibre des pouvoirs entre les différentes institutions politiques, aussi bien fédérales que régionales. Le pouvoir du président est on ne peut plus relatif et il ne peut rien faire sans l’aval du Congrès. L’autorité fédérale est elle-même limitée par les pouvoirs octroyés à chacun des Etats dans nombres de domaines. Les Etats doivent à leur tour composer avec les référendums d’initiative populaire et autres procédures de destitution. Enfin, tout ce petit monde est soumis au pouvoir judicaire de la Cour Suprême et de ses avatars !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Un beau jeu de poupées gigognes donc, ou plutôt une machine bien huilée et bien sécurisée, qui a toujours permis de limiter les dégâts tragiques des quelques épisodes peu glorieux du pays.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Le président ne peut rien faire tout seul. Il suffit de se souvenir du deuxième mandat de Bill Clinton, totalement gâché par la perte du Sénat en 1994 et de la Chambre des Représentants en 1996. De la même façon, Georges Bush, après avoir égaré toute autorité morale, n’a plus détenu de réel pouvoir politique quand il a perdu les deux chambres en 2006.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">La « cohabitation » à l’américaine n’a rien à voir avec celle de la France et peut parfois être productive et saine car les représentants de chaque parti sont loin d’être tous d’accords tout en trouvant régulièrement des solutions bipartisanes aux problèmes nationaux. C’est toute la richesse et les paradoxes que recèlent un état continent, et que vont une fois encore montrer ces scrutins.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Mais le sujet n’est pas de faire l’éloge du système politique américain. Le fait est que les élections législatives et locales sont plus que cruciales et qu’en les négligeant, on ne perçoit ni les enjeux de la semaine prochaine, ni leurs conséquences ou ce qu’ils révèlent du pays.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Il faut dans un premier temps comprendre à quel point tous les scrutins qui prennent place le 4 novembre influencent l’élection présidentielle même, à plusieurs niveaux, et notamment du côté républicain.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Dans mon billet sur la convention du parti républicain et la fin du reaganisme, j’avais avancé l’hypothèse que les instances éléphantines avaient délibérément choisi de radicaliser leur programme, la « plateforme », pour limiter les dégâts en assurant ses bastions. J’en suis toujours on ne peut plus persuadé. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">D’abord parce que les hiérarques reaganiens n’aiment pas McCain et qu’ils n’avaient aucune envie de sacrifier leur idéologie débile pour aider le sénateur de l’Arizona à se repositionner au centre. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Ensuite, et surtout, parce qu’ils avaient analysé leur défaite de 2006, les sondages et les perspectives à venir pour conclure que 2008 serait un mauvais moment à passer et qu’il fallait mieux conserver les bastions conservateurs en les assurant d’un programme bien réac plutôt que de tenter le diable…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Ils n’ont pas tort. Par delà les ressources financières qu’assurent des victoires politiques pour le parti, l’objectif des Républicain, qui se savent en déroute, n’est pas le même que celui de John McCain.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Ceux-ci ne cherchent nullement à gagner le pouvoir –ils pensent que c’est impossible- mais de ne pas trop le perdre ! En effet, les sondages indiquent sans appel que le parti Républicain n’aurait plus aucune crédibilité et ne pourrait gagner aucun siège de sénateur, de représentant ou de gouverneur.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Voila deux années, sans interruption, que le parti Démocrate mène son rival avec une avance de dix à vingt points… De quoi inciter à bâtir une stratégie défensive, c’est le moins qu’on puisse dire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Stratégie a priori efficace puisque contrairement à ce que les Démocrates espéraient, ils vont avoir beaucoup de peine à obtenir une majorité de 60 sénateurs, seuil symbolique qui permettrait de contrer John McCain s’il arrivait au pouvoir. Si les Démocrates, qui sont actuellement 49 sénateurs, gagnent neuf sièges, le maximum qu’ils peuvent espérer, il leur faudrait encore l’appui régulier des deux indépendants pour embêter le président républicain, et l’un d’entre eux n’est autre que&#8230; Joe Liebermann, le meilleur ami du sénateur de l’Arizona !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Scénario identique à la Chambre des représentants, où le parti ne devrait faire rentrer qu’une vingtaine de nouveaux bleus. Pas de quoi changer réellement la donne puisque les Démocrates ont déjà 53,5% des sièges.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">D’une manière générale, la victoire assurée des Démocrates me rassure quelque soit l’issue du scrutin présidentiel. Si pour une raison ou pour une autre, Barack Obama, contre toute logique et nécessité, devait perdre l’élection, John McCain serait contraint de gouverner au centre, et Sarah Palin, serait juste inaudible –de toute façon, McCain la ferait taire tant il la méprise, c’est évident.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Revenons sur la stratégie républicaine. On dit souvent que Sarah Palin est un désastre. C’est totalement vrai pour la campagne de John McCain, mais totalement faux pour la campagne républicaine. Depuis qu’elle est entrée dans l’arène, ou plutôt le cirque, Sarah Palin a fait remonter d’au moins cinq points les intentions de vote en faveur du parti… Pour la simple et bonne raison qu’elle a remobilisé la base et assuré le maintien du parti dans les bastions les plus arrièrés de la <em>Bible Belt</em> et du <em>Mid West</em>. Ainsi, sur les onze sièges de gouverneurs en jeu, les Républicains pourraient ne perdre que celui du Missouri, et même reprendre la Caroline du Nord et&#8230;le Washington…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">On aimerait voir, depuis nos petites nations européennes, la politique américaine comme un miroir de la nôtre, à plus grande échelle. Il n’en est rien. Aux Etats-Unis, il y a deux dimensions bien distinctes de la politique partisane : de grands principes nationaux assez vagues et des figures politiques locales qui en font ce qu’elles veulent.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">On est surpris quand on compare les résultats des dernières élections présidentielles avec ceux des scrutins législatifs et locaux… Des Etats qui votent farouchement républicains comme l’Oklahoma ou le Kansas -30 points d’avance- ont élu des gouverneurs…Démocrates ! Un Etat du vieux sud comme l’Arkansas voit toutes ses institutions contrôlées par le parti des « socialistes », et fut un temps pas trop lointain où son gouverneur était Bill Clinton… Pourtant, ce même état s’apprête à donner quinze points d’avance à John McCain…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Au contraire, le Maine, bastion Démocrate, a élu deux sénateurs Républicains, et la Californie, soutien indéfectible contre George W. Bush a élu Arnold Schwarzenegger, « l’ami » de ce dernier… </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Je pourrais continuer la liste à l’infini. Les partis aux Etats-Unis ne sont pas des blocs monolithiques, et même pas des ensembles cohérents ! Les héritages, les traditions régionales ont formé des alliances improbables qui, si elles ont tendance à se réduire, demeurent importantes et totalement absurdes.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Un électeur peut très bien voter mardi 4 novembre pour John McCain dans le Montana, tout en soutenant le gouverneur démocrate Brian Schweitzer, le dauphin du représentant Démocrate Pat William, le candidat Républicain au Sénat et choisir un procureur indépendant. Ca ne posera aucun problème à personne, bien au contraire.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">D’une manière générale, les partis ne sont pas très regardants sur leur cohérence doctrinale et tout est bon pour garder ou gagner un poste. Par exemple, le parti Démocrate a soutenu massivement douze nouveaux candidats qui combattent farouchement le droit à l’avortement, et qui viennent s’ajouter à ceux déjà présents au sein du parti.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Les mouvements politiques américains sont héritiers d’une longue histoire politique et surtout, d’un système bipartisan qui permet ou oblige les citoyens à se retourner sur quelques points communs minimums qui autorisent beaucoup de divergences.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">La présence de Démocrates dans le Vieux Sud s’explique par le fait que le parti soutenait initialement les droits des Etats contre le fédéralisme que défendaient les républicains. Ce positionnement a conduit à une division entre Démocrate progressiste au Nord, et ségrégationnistes au Sud jusqu’à l’implosion du parti. Ceux qu’on a appelés les <em>Southern Democrats</em> ont rejoint les républicains en 1964…mais pas tous ! Ainsi, de vieilles familles démocrates –car on se passe souvent, dans le vieux Sud, le fauteuil de père en fils- ont pu garder le pouvoir depuis quarante ans !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Le phénomène inverse s’est produit chez les Républicains, ou des progressistes n’ont pas osé quitté le parti pendant la révolution reaganienne, préférant ne voir que ce qu’il y avait de positif dans ce mouvement –patriotisme, exaltation de la propriété, fédéralisme- en oubliant tout le reste. Ce phénomène est particulièrement fort en Nouvelle Angleterre ou de grandes figures politiques mettent moins en avant leur affiliation au parti Républicain que leur bilan au sein du Sénat en faveur de telle ou telle grande réforme bipartisane. Les sénateurs Républicains Susan Collins du Maine et John Sununu du New Hampshire font actuellement campagne sur…leur opposition à George Bush ! Certains clips de campagne de Sununu dénoncent même « <em>les connivences entre mon adversaire [démocrate] et le président G.W. Bush</em> » !!</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Enfin, le paysage politique américain est composé d’une galaxie de personnalités affiliées à un parti, mais en réalité largement indépendantes, qui font campagne sur leur personne, leur programme et leur bilan. Susan Collins en fait partie, mais il faut surtout citer Kathleen Sibellius, Gouverneur démocrate pro avortement et anti peine de mort du Kansas !! Ou encore, mon chouchou Arnold Schwarzenegger, le gouverneur « républicain » de Californie, l’un des meilleurs des Etats-Unis, qui mène la politique environnementale la plus ambitieuse de tout le pays, tout en finançant les recherches sur les cellules souches. L’ancien maire de New York, Rudy Giulanni était de la même veine, tout comme son successeur Michael Bloomberg, qui est devenu « indépendant », un positionnement de plus en plus populaire –et rémunérateur- aux Etats-Unis et que l’on pourrait résumer par une idée simple : « Qui m’aime me suive ».</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Les partis ont même des gentils petits noms pour leurs moutons noirs : les Dino et les Rino, les <em>Democrats/Republicans In Name Only</em>.<span>  </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Les Dino sont, comme je l’ai dit tout à l‘heure, souvent des héritiers des <em>Southern Democrats</em> mais aussi parfois de simples croyants qui sont engagés pour la justice sociale ou la lutte contre la peine de mort, tout en refusant le droit à l’avortement, par exemple.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Les Rino, sont bien plus nombreux, et bien plus difficiles à isoler, car on compte autant de « gauchistes » au sien du parti Républicain –et John McCain en faisait partie !- que d’ultra libéraux, de libertariens ou de nationalistes un peu chauds…</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;">Il serait grotesque de contester la prédominance de l’élection présidentielle du 4 novembre, surtout en cette année, ou un jeune Afro Américain va mettre à bas, sauf retournement dramatique ou surprise tragique, des décades de reaganisme délétère. Il serait cependant tout aussi grotesque de ne voir qu’elle et d’oublier que le vote présidentiel<span>  </span>et ses conséquences seront conditionnés par d’autres scrutins moins évidents, qui permettront pourtant de comprendre le vrai visage de l’Amérique.</span></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/165/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/165/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/165/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/165/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/165/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/165/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/165/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/165/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/165/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/165/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/165/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/165/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/165/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/165/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jeanphilippetanguy2.wordpress.com&amp;blog=4454527&amp;post=165&amp;subd=jeanphilippetanguy2&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Ces jours les plus longs… Ce jour si dangereux…</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Oct 2008 14:24:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jeanphilippetanguy2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les élections américaines]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>

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		<description><![CDATA[  J’aimerais, comme l’écrasante majorité des Européens que l’élection américaine se tienne demain, et voit la victoire par KO de Barack Obama sur le ticket républicain.   Malheureusement, la route est encore longue jusqu’au scrutin, et chaque jour à venir sera plus difficile à affronter que le précédent pour les challengers démocrates. Alors que le [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jeanphilippetanguy2.wordpress.com&amp;blog=4454527&amp;post=124&amp;subd=jeanphilippetanguy2&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div></div>
<p><span style="font-size:small;font-family:Times New Roman;"></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">J’aimerais, comme l’écrasante majorité des Européens que l’élection américaine se tienne demain, et voit la victoire par KO de Barack Obama sur le ticket républicain.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Malheureusement, la route est encore longue jusqu’au scrutin, et chaque jour à venir sera plus difficile à affronter que le précédent pour les challengers démocrates. Alors que le dernier débat a opposé Barack Obama et John McCain mercredi dernier, force est de constater que le<span>  </span>vieux Maverick n’a pas dit son dernier mot, dans une atmosphère politique de plus en plus malsaine, polluée par les soupçons de fraudes électorales, qui sont bien moins dus à des malversations qu’à des problèmes techniques qui vont encore embrouiller le scrutin du 4 novembre.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Je dois reconnaitre que j’avais sous estimé McCain, une erreur que j’avais pourtant essayé d’écarter systématiquement depuis que j’ai commencé ce blog. Pourtant, j’ai été trop sensible à l’euphorie qui a emporté, encore, les partisans de Barack Obama. Il y avait de quoi, avec le ralliement de tous les grands quotidiens, du soutien de l&#8217;ancien secretaire d&#8217;Etat républicain Colin Powell, des sondages qui annonçaient une avance de 10/14 points au niveau national, des bastions républicains qui se teintaient de bleu… Rien ne semblait pouvoir endiguer les vagues déclenchées par le tsunami financier.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Las. En politique, rien n’est jamais acquis, et voila que John McCain a su saisir l’occasion de son dernier débat pour se remettre dans la course. Bien entendu, Barack Obama continue à mener dans les intentions de vote, mais il ne monopolise plus le débat comme il était parvenu à le faire depuis les errements de McCain sur la crise et les interventions pitoyables de Sarah Palin.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Mon erreur avait été de croire que le cadre étriqué du débat télévisé ne permettrait pas aux candidats de faire la différence. Je n’avais pas totalement tort, mais suffisamment pour ne pas avoir prévu l’habilité tactique de John McCain qui a su être efficacement offensif pendant la première partie des échanges. En fait, la force de McCain n’a pas été de « gagner le débat », car les conditions de l’exercice ne le permettaient effectivement pas. En revanche, il a su placer deux éléments qui depuis,<span>  </span>servent d’angles d’attaque.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Le sénateur de l’Arizona a réussi à se redifférencier de George W. Bush, tout en recentrant son propos sur la prétendue rigueur fiscale de son programme, comparé aux projets soi-disant dispendieux et « socialistes » de son adversaire.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Une seule phrase, a suffit à John McCain pour rappeler au pays qu’il n’était ni un successeur ni un ami de George W. Bus. La plus simple qu’il soit : « Je ne suis pas George Bush. Si vous vouliez mener une campagne contre lui, il fallait vous présenter avant. »</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Je persiste et signe à dire que le parti démocrate se trompe en cherchant à faire croire que John McCain est un héritier de George Bush. C’est faux et difficilement falsifiable. Car si la campagne républicaine a échoué sur bien des sujets, elle a réussi à imposer la personnalité indépendante du sénateur de l’Arizona, renforcée par la présence de Sarah Palin. Ce comportement intellectuellement paresseux d’un parti qui a pour mascotte bien choisie un âne, est une erreur potentiellement dramatique, car elle ne peut pas atteindre réellement sa cible.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Ce qu’il faut faire contre McCain, et c’est ce que Barack Obama avait fait depuis le début de la crise, c’est insister sur le fait que McCain n’est pas hériter de George Bush, mais insensible à la réalité de l’Américain moyen et prisonnier d’un dogme économique qui l’empêche de trouver de solutions innovantes. Il s’agit en fait de contourner son statut de Maverick et non de l’affronter de plein fouet. Il est inutile d’attaquer une forteresse de front avec des flèches grossières ; mieux vaut saper lentement et surement ses murs. Les Américains n’ont pas besoin qu’on agite l’épouvantail de George Bush. De toute façon, les gens ne votent jamais sur un bilan ; ils vont de l’avant. Il faut donc proposer un projet sexy et ne pas se contenter de rabâcher les échecs de quelqu’un qui ne se représente pas !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Je dois dire cependant que cette stratégie inefficace est moins le fait d’Obama que des caciques du parti Démocrate qui sont, s’ils faillaient encore le prouver, une bande de gros nazes, lâches, médiocres et fainéants. John McCain a d’ailleurs le même problème avec son propre parti.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">De toute façon, trop souvent, les partis sont moins les lieux de réflexion et d’initiatives qu’ils devraient être, que des planques de gros cons et de notables gras qui attendent qu’un leader plus inspiré et ambitieux qu’eux vienne leur apporter la victoire. Ils ont généralement la mémoire courte et la trahison facile, mais ca n’est pas le problème.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Le deuxième angle d’attaque ouvert par McCain est la rigueur fiscale. Agiter la muleta des hausses d’impôt est l’arme favorite, et malicieusement efficace, des Républicains pour convaincre les électeurs indépendants de ne pas voter pour des Démocrates, réputés dispendieux dans l’inconscient collectif.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Le ticket Républicain avait eu du mal à user de cette petite marotte pour le moment car Obama avait réussi à se positionner comme l’homme qui allait baisser les impôts de la classe moyenne, ce qui est vrai d’ailleurs.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Vint « Joe  le plombier » et sa petite entreprise au chiffre d’affaire de 278 000 dollars, promise à une hausse d’impôt de trois points dans le projet Démocrate. Cet Américain « moyen » patibulaire -qui s’est ensuite avéré être un escroc du nom de Samuel, passons- a été la vedette du dernier débat présidentiel. Je crois que son nom est revenu plus de vingt fois, d’abord dans la bouche de McCain, puis d’Obama.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Tout avait commencé lors d’une séance de porte à porte filmée d’Obama dans l’Ohio, Etat clé du scrutin. « Joe » se pointe et interpelle le sénateur de l’Illinois pour savoir s’il va devoir payer plus d’impôt. Obama fait d’abord l’erreur de répondre à coté, en parlant de son crédit d’impôt de 50 000 dollars sur les assurances santé que peuvent offrir les PME à leurs salariés. Ce n’est pas le sujet et le plombier, en citoyen sûr de son bon droit, réitère sa question. Le sénateur de l’Illinois est bien obligé de dire qu’il va augmenter le taux d’imposition, mais n’a pas le temps d’expliquer sa position. « Joe » a déjà repris la parole et s’indigne qu’il doive payer plus parce qu’il réussit à force de travail et de labeur. Vient la gaffe d’Obama qui dit vouloir « répartir les richesses ».</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Bam ! Des semaines de travail pour rien. Barack Obama venait d’offrir à ses adversaires le plus beau des cadeaux : le soupçon socialiste ! Cela fait des mois que les militants Républicains répandent des théories ordurières parlant d’un « agenda caché » de Barack Obama, tantôt suppôt d’Al Qaeda, tantôt communiste défroqué. Ces théories ont un réel écho dans les classes moyennes très mal informées des Etats-Unis. Surtout, elles s’appuient sur un défaut réel du candidat démocrate, à savoir le <span> </span>recentrage drastique de son discours qui semble parfois peu sincère. C’est un fait que Barack Obama est en réalité bien plus « à gauche », « liberal » pour reprendre un terme anglo-saxon, qu’il ne l’affiche vraiment. Avouer au détour d’un débat « vrai » qu’il veut répartir les richesses est donc particulièrement dangereux. McCain le sait et ne parle plus que de ca. « Les socialistes européens ont au moins le mérite d’afficher clairement leurs pensées »… Attaque malhonnête, pernicieuse mais potentiellement dévastatrice.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Ce recentrage de John McCain sur les faiblesses d’Obama est d’autant plus efficace qu’il arrive après une série d’interventions du candidat républicain visant à pacifier les débats et à se désolidariser des attaques nauséabondes dont Obama était la victime.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">La semaine dernière, en plein meeting, McCain a rembarré une pauvre conne qui prétendait avoir « peur de Barack Hussein Obama qui serait musulman «  et un beauf qui avait sorti le même genre d’imbécilité. Immédiatement, le sénateur a défendu son collègue, « un bon père de famille » et « un homme qui serait un bon président » même si bien entendu, lui-même sera bien meilleur… Hués des supporters, défiance du parti. On pensait que McCain avait accepté l’idée d’avoir perdu.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">C’était faux. John McCain en avait juste assez de s’abaisser, et tenait à son intégrité. Je continue à dire, et je ne suis pas tenu au politiquent correct des politiques américains,<span>  </span>que McCain est un homme exceptionnel, et l’un des meilleurs hommes d’Etat américain. Cette intervention était spontanée et non stratégique comme ne témoigne la gaffe qu’il a faite le lendemain en disant qu’il allait « fouetter le vous savez quoi d’Obama » pendant le débat…</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">En revanche, c’était une bonne intuition. En bannissant les rumeurs foireuses de sa campagne, il pouvait se consacrer sur la plus crédible et la plus dangereuse : le fait que Barack Obama serait un dangereux socialiste !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Voila comment on transforme une intervention honorable en magouille politique, et voici Sarah Palin, l’exécutante des basses œuvres, qui repart à l’assaut contre les communistes ! Je tiens aussi à signaler que le gouverneur de l’Alaska a bien changé en quelques semaines. Toujours aussi stupide et populiste, mais beaucoup plus discrète et subtile. McCain l’a en fait confinée dans son rôle : mobiliser la base quand il s’occupe des électeurs indépendants, ceux qui ressemblent à « Joe le plombier » ceux qu’il regarde droit dans le yeux a travers la caméra.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Heureusement pour lui, Obama a bien compris le danger et est redevenu offensif et percutant. Joe Biden semble aussi reprendre des couleurs dans es meeting de la Rust Belt, tandis que la dynastie Clinton s’engage de plus en plus.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Surtout, le sénateur de l’Illinois a cessé de dire à tout le monde qu’il allait gagner quoiqu’il arrive. Ceux qui sont fidèles à mes petites chroniques devineront que j’ai beaucoup ri quand je l’ai entendu dire qu’il « avait appris une grande leçon de la part de son amie et supportrice Hillary Clinton : il faut se battre jusqu’au bout, aller chercher chaque voix ». <span> </span>C’était effectivement la leçon principale qu’avait donnée Clinton, en l’oubliant au début des Primaires avant d’en inspirer désespérément. La bataille politique n’est jamais gagnée, Obama l’avait trop longtemps oublié.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Une fois encore, je le rappelle, l’objet de l’élection n’est pas de mener à l’échelle nationale. Il faut conquérir le maximum d’Etats importants et leurs grands électeurs, les fameux « swing states » qui changent régulièrement de couleur politique –Ohio, Michigan, Pennsylvanie, Missouri, Floride, Nouveau Mexique, Nevada, New Hampshire, Iowa, Virginie Occidentale- mais aussi des bastions Républicains qui pourraient finalement basculés –Colorado, Virginie, Indiana, Caroline du Nord, Montana, Dakota du Nord.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Pour l’instant, le parti Républicain se trouve en fort mauvaise posture car ses terres sont en danger. En effet, jamais l’Etat major du G.O.P n’avait pensé que la Virginie et la Caroline du Nord seraient si sérieusement menacées. Devant le manque de fonds –une première-, McCain a du abandonner le Michigan, qui aurait pu voter pour lui, pour se concentrer sur ces Etats traditionnellement sudistes mais qui ont connu depuis vingt ans, pareillement à la transition de l’économie, une immigration d’ingénieurs et d’informaticiens venus du nord. Combinée au vote Noir, cette nouvelle tendance pourrait changer la donne.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Cependant l’avance d’Obama est faible. Si pour les raisons que j’ai expliquées plus haut, si la mobilisation des Noirs et des jeunes n’était pas à la hauteur, si le racisme s’exprimait dans l’isoloir, alors Caroline du Nord, Virginie, Ohio, Missouri, Nevada, Colorado, Floride reviendront très facilement dans le giron Républicain. Surprise, McCain sera président.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Je m’explique. Une fois encore, les Démocrates sont challengers pour l’élection présidentielle américaine. Il leur faut conquérir des Etas jusqu’alors dominés par les Républicains. Bien entendu, les élections générales de 2006 ont déjà montré des fissures profondes et les Démocrates ont connu d’impressionnâtes inscriptions de nouveaux électeurs sur les listes. Mais ces électeurs sont fragiles. Le 4 novembre ne sera pas férié. C’est un élément profondément injuste, qui explique une grande partie de l’abstention massive que connait le pays. Rien ne dit que les pauvres et les classes moyennes auront l’opportunité de prendre le temps de s’y rendre, rien ne dit que les Noirs se mobiliseront. Enfin, comment ne pas craindre que certains électeurs, qui ne s’expriment pas dans las sondages, ne veulent en fait pas voter pour un Noir.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span> </span>Je crois très modérément au fameux « effet Bradley » qui suppose une très importante différence entre les intentions de vote envers un Noir, et le scrutin final. En effet, déclarer qu’on va voter Républicain dans un sondage n’indique pas qu’on soit raciste, et un raciste honteux peut très bien dire qu’il va voter McCain sans avouer que c’est parce qu’il refuse de voir un Noir à la Maison Blanche. Donc, je ne vois pas pourquoi un raciste mentirait. Pourtant, la crainte resta là.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Ainsi, l’avance, inférieure de six points, dans la plupart des Etats clés, est bien maigre.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Plus inquiétant,<span>  </span>il est très possible que les Etats Unis nous refassent le coup de l’élection de George W. Bush. A savoir que d’une<span>  </span>part, le président élu peut être celui qui n’a pas réuni le plus de voix, et que d’autre part, l’élection doive être départagée par la Cours Suprême du fait d’irrégularités.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">En 2002, la loi Help America Votes a cherché à moderniser les procédures affolantes du scrutin pour éviter les litiges, assainir les liste électorales.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Le problème majeur du système électoral américain est qu’il est à la fois simpliste et complexe… En fait, il est totalement arriéré et laissé à la discrétion des Etats, voire des comtés, c&#8217;est-à-dire, aux cliques politiciennes locales qui ont tout à gagner à son opacité, notamment en zone rurale !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Les listes électorales sont tenues avec une légèreté affolante. On peut tout aussi bien les soumettre à des purges surprises –on ne sait alors même pas qu’on est radié…- qu’à des inscriptions massives frauduleuses –cf. la polémique sur l’association gauchiste pro Obama Acorn dont les militants, rémunérés au chiffre, ont parfois enregistré plusieurs dizaines de fois un électeur… La raison en est fort simple : il n’existe pas de carte d’identité aux Etats-Unis&#8230; Et comme tous les citoyens n’ont pas de passeport, de carte de sécurité sociale ou de permis de conduire, c’est le flou absolu.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Pire encore, certains Américains sont tout simplement interdits de vote. Je reviens sur le fait que le 4 novembre n’est pas férié. Déjà, je me demande encore pourquoi le scrutin ne se tient pas un dimanche –est ce pour des raisons religieuses stupides ? En tout cas, nombres de gens ne pourront pas voter à cause de cette absurdité, soit parce qu’ils n’auront pas le temps ou les moyens, soit parce que l’affluence sera si grande avant et après le boulot, ou à la pause déjeuner, que les électeurs seront découragés. C’est déjà ce qu’il s’est passé en 2004.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Par ailleurs, plusieurs Etats demandent une pièce d’identité avec photo pour voter…Ceux qui n’ont donc pas de permis de conduire ni de passeport seront écartés. C’est tout bonnement scandaleux et très dangereux pour les Démocrates. Qui n’a pas les moyens de prendre un jour de congé ? Qui n’a pas de passeports ou de permis de conduire ? Surement pas les mères de foyer dévotes débiles qui n’ont rien à foutre de la journée ou les gros beaufs nationalistes !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Enfin, le système de vote reste parfaitement grotesque. Le 4 novembre, il ne faudra pas seulement voter pour élire le président… Il faudra élire le gouverneur, parfois un sénateur, souvent choisir le procureur du coin ou le directeur de l’école d’à coté, se prononcer sur plusieurs référendums locaux. En gros, il ne s’agit pas de poser un petit bulletin dans une urne comme en France. Même pas plusieurs, car les Américains ont imaginé tout un tas de système abracadabrantesques et absurdes.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Vous avez les leviers, les pédales, et les fameuses cartes à poinçonner. C’est long, compliqué -les votes involontaires et/ou erronés sont légions- et décourageant. Le vote informatique est pour l’instant un échec. En Floride, on a montré que les machines avaient « oublié » 100 000 votes, en Ohio que les votes pour le candidat A avaient été enregistrés pour le candidat B… Pourquoi les Américains ne font pas un système simple avec autant d’urnes que de questions posées ? Pourquoi ne multiplient ils pas les bureaux de vote, ou<span>  </span>n’allongent la durée du scrutin ? Mystère !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">En fait, rien n’a été fait depuis huit ans, et en 2004 Kerry avait failli s’opposer au vote de l’Ohio. En 2006, les élections générales avaient été entachées de soupçons.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Les Etats-Unis sont une démocratie malade à bien des égards et paradoxalement, cela est essentiellement dû à son culte de la démocratie originelle, la constitution de 1787. Le vote indirect est le reliquat le plus absurde de ce culte. Ne serait il pas logique que les Etats-Unis, qui sont devenus une nation indivisible et uni votent à l’unisson pour leur président ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Le culte de la Constitution est grotesque a bien des égards, et j’y reviendrai sans doute un jour dans un autre billet. Je voudrais me concentrer sur les signes qui m’ont frappés dans cette campagne.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Tout d’abord, il est affligeant de voir à quel point le débat est organisé par certains médias sans être régulé. Cet élément n’est pas propre aux Etats-Unis loin de là, mais il y est particulièrement alarmant même si les grands networks télévisuels ont fait de réels efforts cette année –prise de conscience post Irak.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Les candidats restent totalement à la merci des médias qui choisissent ce qu’ils entendent dans leurs discours, posent les questions croustillantes de merde, corsettent les débats, les étouffent. Pire encore, ce contrôle scandaleux n’est même pas compensé par une rigueur informative, et un candidat ou un journaliste peut raconter n’importe quoi à la téloche sans qu’un médiateur vienne rappeler des faits objectifs. La situation est d’autant plus choquante que les Etats-Unis possèdent l’une des meilleures presses du monde. Il serait bon que certains medias prennent exemple sur eux…</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Le résultat de cette main mise absolu et terriblement médiocre des médias est un débat à la fois ordurier et pauvre.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Le fait que la campagne soit polluée par des polémiques diffamatoires n’est pas nouveau. En revanche, Obama aura vraiment été victime des accusations les plus graves et les moins fondées de l’histoire électorales des Etas Unis.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Mais ce qui m‘inquiète le plus, a été la pauvreté absolue des débats. J’aimerais quand même attirer<span>  </span>votre attention sur le fait que la campagne n’a en fait traité que de très peu de sujets ! De quoi a ton parlé ? De « la crise », du système d’assurance santé, de la politique étrangère (a savoir en gros l’Irak et Al Qaeda !), des « taxes », de l’indépendance énergétiques… On a un peu parlé, mais à un niveau minable, de l’Alena, d’avortement, de féminisme (grâce à Hillary et à cause de Palin), et de mariage gay, Obama a évoqué en passant l’Ecole et l’Université…</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Qu’en était il de la recherche, des infrastructures, de ‘l’immigration et de la société multiculturelle à venir –ne serait ce que la question de l’Espagnol-, de la situation affolante de la criminalité –on a quand même eu un candidat afro-américain qui a à peine parlé des ghettos… J’en passe et des meilleurs. Affligeant, tout bonnement affligeant.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Un autre élément choquant est la mise à l’écart absolu des petits candidats. Attention, je ne dis pas qu’il faut les traiter à égalité, mais il est quand même purement scandaleux qu’aucun débat n’ait été organisé avec l’ensemble des candidats. C’est injuste et malsain. En effet, le système politique américain ne gagne rien à moisir dans le bipartisme et il serait bon qu’un débat pluraliste vienne foutre un peu le bordel, ou simplement briser certains consensus pas forcement justifiés !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Enfin, on ne pourra que déplorer le rôle de l’argent dans cette campagne, élément sur lequel je ne m’étalerai pas. Cependant, que penser d’une campagne qui est conditionnée par les ressources des candidats à ce point ? Que penser du fait qu’un candidat ne visite même pas tous les Etats du pays pour faire campagne, que certains Etats soient sacrifiés, non pas seulement à des fins stratégiques, mais financières ?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">La situation de la démocratie américaine est d’autant plus insupportable qu’elle affiche aussi des signes de vitalité impressionnants. La mobilisation citoyenne, les inscriptions électorales ont enregistré des records. Certains médias ont fait de réels efforts journalistiques, je pense à CBS.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Surtout, les candidats ont montré à quel point ils étaient démocrates. On agite régulièrement la menace des méchants Républicains soi-disant dangereux et fascistes. On a dit que Sarah Palin était une néfaste intégriste… J’invite tous mes gentils lecteurs à aller voir les interventions de John McCain au diner de charité annuel de la fondation Al Smith, ainsi que la participation de Sarah Palin au show du Saturday Night Live. On réalisera à quel point les hommes politiques américains ne se prennent jamais trop au sérieux, ont de la distance sur eux-mêmes, et sont ouverts à la critique, au débat et à l’auto dérision. Quand on voit Sarah Palin qui pouffe de bon cœur devant les caricatures presque insultantes faites à son égard, qui danse sur un rap qui parodie ses idées, on se dit que vraiment, l’Amérique sera toujours le sanctuaire de la liberté et des modérés, par delà ses apparences populistes affligeantes.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">  </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;">Une campagne est un moment aussi décisif qu’intéressant en ce qu’elle décide de l’avenir d’un pays tout en donnant une vision on ne peut plus complète de sa société. La course pour la Maison Blanche est encore loin d’être jouée, mais elle apporte déjà nombre de leçons sur les Etats-Unis, démocratie à la fois resplendissante et très malmenée. Une chose est sûre en tout cas, quelque soit le résultat du scrutin, le président n’aura pas d’autre choix que d’engager un tournant historique ; gageons que même McCain sera capable de le faire.</p>
<p> </p>
<p><a href="http://www.nbc.com/Saturday_Night_Live/video/clips/gov-palin-cold-open/773761/">http://www.nbc.com/Saturday_Night_Live/video/clips/gov-palin-cold-open/773761/</a></p>
<p> </p>
<p><a href="http://fr.youtube.com/watch?v=v5SWQJWm6Tg">http://fr.youtube.com/watch?v=v5SWQJWm6Tg</a></p>
<p> </p>
<p><a href="http://fr.youtube.com/watch?v=ZhvK5dNSXow&amp;feature=related">http://fr.youtube.com/watch?v=ZhvK5dNSXow&amp;feature=related</a></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p></span></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/124/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/124/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/124/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/124/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/124/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/124/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/124/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/124/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/124/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/124/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/124/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/124/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/124/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/124/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jeanphilippetanguy2.wordpress.com&amp;blog=4454527&amp;post=124&amp;subd=jeanphilippetanguy2&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Deuxième Chronique Proustienne : Tournant en Corée du Nord</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Oct 2008 17:36:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jeanphilippetanguy2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Tournant en Corée du Nord, Partie I   Tournant en Corée du Nord, partie II   Tournant en Corée du Nord, partie III   http://www.filedropper.com/crisecorenne<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jeanphilippetanguy2.wordpress.com&amp;blog=4454527&amp;post=121&amp;subd=jeanphilippetanguy2&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tournant en Corée du Nord, Partie I</p>
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<p> </p>
<p>Tournant en Corée du Nord, partie II</p>
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<p> </p>
<p>Tournant en Corée du Nord, partie III</p>
<p> </p>
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<p><a href="http://www.filedropper.com/crisecorenne">http://www.filedropper.com/crisecorenne</a></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/121/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/121/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/121/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/121/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/121/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/121/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/121/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/121/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/121/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/121/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/121/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/121/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/121/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/jeanphilippetanguy2.wordpress.com/121/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jeanphilippetanguy2.wordpress.com&amp;blog=4454527&amp;post=121&amp;subd=jeanphilippetanguy2&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Mc Cain Krach !</title>
		<link>http://jeanphilippetanguy2.wordpress.com/2008/10/09/mc-cain-krach/</link>
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		<pubDate>Thu, 09 Oct 2008 20:20:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jeanphilippetanguy2</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les élections américaines]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;We have a big problem&#8220;, George Bush     Si son ampleur et ses conséquences sur le monde restent encore largement imprévisibles, la crise financière aura d’ores et déjà fait une victime politique collatérale : John Mc Cain. La côte du candidat républicain semble irrésistiblement liée à celle des indices boursiers, ce qui laisse présager de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=jeanphilippetanguy2.wordpress.com&amp;blog=4454527&amp;post=112&amp;subd=jeanphilippetanguy2&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;" lang="EN-GB"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">&#8220;<em>We have a big problem</em>&#8220;, George Bush</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;" lang="EN-GB"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;" lang="EN-GB"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Si son ampleur et ses conséquences sur le monde restent encore largement imprévisibles, la crise financière aura d’ores et déjà fait une victime politique collatérale : John Mc Cain. La côte du candidat républicain semble irrésistiblement liée à celle des indices boursiers, ce qui laisse présager de l’issue de ce scrutin !</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Lors de mon dernier billet, il y a un mois, je laissais le ticket républicain emporté par l’enthousiasme de sa convention et le populisme efficace de Sarah Paulin. Les sondages ont d’ailleurs confirmé cette intuition : pour la première fois, John McCain semblait pouvoir remporter l’élection du 4 novembre quand son parti sombrait dans les limbes.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Mais voila que la crise que tout le monde attendait sans pouvoir la prévoir a frappé avec une violence inouïe les places financières mondiales, et a bouleversé le paysage économique américain, en mettant aussi bien à plat les performances et les valeurs que la nation affichait avec orgueil, qu’en révélant les fragilités sociales et structurelles d’un pays qui ne ressemble plus à ses rêves ni à ses idéaux.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">J’avais insisté sur le fait que cette campagne allait signer l’arrêt de mort du reaganisme. Jamais je n’aurai pensé que le contexte confirmerait avec autant de véhémence cette évidence qui cependant restait encore fort subtile et très peu commentée avant les nouveaux déchainements de Wall Street.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Or il s’avère que si le sénateur de l’Arizona n’est pas reaganien, il appartient à un parti qui est l’incarnation absolue des doctrines et idéologies néo libérales de ce président mythifié, dont John McCain, par stratégie politicienne plus que par conviction, se réclame. Tristes tactique et héritage pour le candidat républicain qui vient de perdre toute chance de représenter ce qu’il est : la relève républicaine après vingt années de coalition reaganienne..</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">En effet, McCain aurait pu miser à fonds sur son personnage de <em>Maverick</em>, non pas comme une rengaine vide de sens à l’image de ce qu’il fait actuellement, mais en renversant totalement l’idéologie du Parti Républicain, pour retrouver l’essence du mouvement qui animait Abraham Lincoln et Ted Roosevelt, le véritable modèle du sénateur. Bien au contraire, acculé à séduire la base folle de son parti à l’aide de la turbulente Sarah Palin, il a perdu tout ce qu’il entendait amener de nouveau au pays et s’est retrouvé à défendre, assurer et à incarner une politique qui a mené à la crise des Subprimes.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Il est évident que John McCain n’a pas proposé de réponse suffisamment énergique à la crise, et en n’apportant aucune rupture évidente, celui qui se posait un rénovateur et pourfendeur du système est apparu en héritier et continuateur. Dès lors, le personnage portait sur lui le poids de ses années, et son expérience devenait bien oppressante.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Disons le clairement, depuis un mois, John McCain est tombé dans tous les pièges possibles et imaginables qu’il devait éviter, et le pire, c’est que c’est lui-même, et non pas Obama, qui les avait mis en place.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Jusqu’ici impeccable sur sa stratégie –la position du héros au parler vrai, attentif aux besoins du pays- John McCain a commis une série d’erreurs tout bonnement démentes ; tellement aberrantes que j’en viens à croire qu’il se saborde lui-même…</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Comme bien souvent, la première faute fut le plus sévère. En annonçant à la surprise générale, la suspension de sa campagne électorale pour se consacrer à la gestion de la crise au Congrès, John McCain s’est totalement fourvoyé et ridiculisé. Cette péripétie prouve qu’en politique les bons sentiments sont rarement de bonnes idées. Je pense sincèrement que le sénateur de l’Arizona pensait faire son devoir en s’envolant pour Washington tout en confirmant sa posture d’homme d’Etat sacrificiel et responsable. Le problème est que, d’une part, sa méconnaissance de l’économie a rapidement mis en lumière que sa présence in extenso à Washington était inutile et grotesque, et que d’autre part, à l’ère de la communication et de l’ubiquité, se replier sur une seule tache que l’on n’est même pas capable d’assumer, décrédibilise ce fameux statut d’homme d’Etat. Enfin, il se comportait avec une arrogance certaine, en suspendant unilatéralement la campagne. Le résultat de cette mésaventure fut désastreuse : après 24h, McCain revenait dans la course comme si de rien était, et pire encore, il n’avait aucunement trouvé une solution miracle à la crise. Un coup pour rien, un coup foireux surtout.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Las, la série d’errements ne faisaient que commencer. De déclaration en déclaration, McCain se détachait de plus en plus des préoccupations du peuple, semblait soutenir les forts contre les faibles et les classes moyennes, ne proposait rien. En fait, John McCain montrait qu’il était désemparé, et de fait, il l’est encore, car le sénateur a bien trop d’expérience politique pour ne pas se rendre compte que sa campagne est en pleine débâcle. Pourtant, il est piégé, il s’est piégé, et ce piège a été refermé par les élus républicains du Congrès, récalcitrant à toute aide envers les victimes de « Main Street » qu’a faites Wall Street.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Le premier débat télévisé entre les deux candidats a révélé la position intenable du candidat républicain : il n’avait rien à dire, rien à proposer, sinon ses vieilles rengaines perpétuelles sur son statut de héros. Disons le clairement, les Américains commencent à en avoir plein le dos. A force de se poser en héros face à un monde corrompu, McCain prend surtout le risque de finir en victime d’un monde qu’il ne comprend plus.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">L’illustre passé du sénateur avait permis jusqu’ici de faire oublier qu’il était un grand bourgeois bien loin du peuple. L’absence de réponse économique a rappelé aux victimes des Subprimes qu’il possédait sept maisons, aux habitants du Michigan qu’il avait des voitures japonaises, aux citoyens de l’Ohio que sa femme Cindy avait empoché des centaines de millions de dollars sur des restructurations d’entreprises.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Quand les journaux télévisés inondent le pays de nouvelles désastreuses, de faits divers sordides, allant de la malheureuse nonagénaire qui se suicide à la veille de la saisie de son domicile au père de famille ruiné qui assassine femme et enfants, il faut apparaitre un peu mobilisé par la question économique ou en tout cas, ne pas incarner le système qui vient de s’écrouler, le reaganisme ; rupture essentielle manquée, échec patent assuré.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Ce développement est particulièrement désespérant alors que Barak Obama ne fait pas grand chose pour écraser son adversaire et se laisse tranquillement couler vers une victoire que lui assurent les erreurs de son adversaire.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">En effet, a-t-on entendu de grands discours inquisitoires et/ou incantatoires de Barack Obama sur la crise ? Non. Le candidat des présidentielles n’est décidemment plus celui des Primaires. Il est ennuyeux, assez plat, mais toujours brillant, confiant et efficace. Il sait surtout, incarner une alternative crédible et paisible, sur de lui et à l’écoute. Le deuxième débat a d’ailleurs montré une pédagogie exemplaire et une connaissance affutée des dossiers. Ce n’est plus l’Obama irradiant mais un candidat sage et mesuré. En fait, le candidat démocrate a décidé de ne prendre aucun risque : mieux veut assurer une victoire que risquer un triomphe manqué.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Obama n’a pas profité des deux débats pour mettre à terre son adversaire. Dans le premier échange, il s’est même laissé faire sans trop broncher. Il est vrai que le jeune sénateur ne veut pas passer pour un jeune premier arrogant face au vieux héros. Il a raison, John Mc Cain se retrouve alors obliger de tenir le rôle du papy docte qui emmerde tout le monde et fait des erreurs à force de « comprendre/savoir » quand Obama préfère avoir l’humilité de « penser/supposer ».</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Obama ne gagne pas, il laisse Mc Cain perdre, stratégie politique qui peut paraitre la plus efficace en ce qu’elle est la plus prudente. A raison, car les Démocrates, et le ticket Obama/Biden en particulier, prennent toujours des risques à afficher leurs beaux idéaux dispendieux.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">J’ai toujours pensé que l’économie, infiniment plus que l’Irak et les Relations Internationales, coulerait les Républicains. Je l’ai expliqué depuis le début maintenant lointain des primaires. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je soutenais Hillary Clinton, car la crise rappelons le, a bientôt déjà deux ans tandis que le malaise des classes moyennes est encore plus ancien. Ce n’était pas révolutionnaire mais avait le mérite de dénoncer l’obsession européenne de « l’enlisement irakien » et la vision internationale messianique du premier candidat afro American. Rappelons-le de suite : les Américains n’en ont jamais eu rien à faire, et de toute façon, ils donneront toujours la faveur aux Républicains, et à John McCain en particulier, sur ces domaines –les sondages sont encore très clairs à ce sujet. La question n’est pas de savoir si ces postulats des  citoyens américains sont justifiés, c’est une fois de plus, une question de perception d’une réalité pipeautée par les médias, de très mauvaises perceptions. En revanche, Barack Obama domine désormais de 20 points dans les sondages sur sa capacité à résoudre le crise. On peut donc dire, sauf retournement tout aussi violent, que l’élection est pliée.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">C’est d’autant plus vrai que McCain n’a pas su profiter des débats pour se relancer. Bien sur, il en reste encore un, mais je doute qu’il soit très différent des deux premiers pour une très simple raison : le format même de ces interventions, corsetées et écrasées par des règles médiatiques étriquées et castratrices ne donnent aucune marge de manœuvre aux candidats. Franchement, on s’emmerde, et les candidats également. Restent les meetings et un mois d’interventions télévisées mais le krach du ticket républicain sera dur à arrêter.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">McCain a d’ailleurs enterré sa campagne en annonçant, une fois encore  à la surprise générale, l’abandon de ses engagements dans le Michigan. Comment oser abandonner un état qui balançait encore pour lui il y a quelques semaines et qui représente EXACTEMENT tous les problèmes actuels auxquels doivent répondre le futur président ! Le candidat républicain a alors mis en lumière qu’il avait perdu le fil de la campagne. Surtout il a montré qu’un héros pouvait abandonner des victimes en chemin &#8211; le Michigan étant l’un des états les plus touchés par la reconversion industrielle. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">En fait, je pense que c’est bien McCain qui est responsable de sa dégringolade dans les sondages et non pas Sarah Palin comme l’accusent beaucoup de médias. On surestime largement l’effet qu’ont les interviews pathétiques de Sarah Palin sur l’électeur moyen américain. Bush s’était tout autant ridiculisé en 2000 en affichant sa nullité absolue en diplomatie et son ignorance totale du monde. Il avait été élu. Pourquoi ? Parce que les Américains, pris par les erreurs grotesques des illusions démocratiques, veulent un politicien « qui leur ressemble » et pas quelqu’un « qui se croit plus malin qu’eux ». Je tiens à dire une bonne fois pour toute que de toute manière, les électeurs ont toujours une vision fort limitée de ce qu’on leur demande de juger : la majorité d’entre eux restent de pauvres beaufs incultes qui consacrent quelque minutes par jour à la politique, et quelle politique.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Par ailleurs, les médias s’acharnent sur Palin alors que Biden dit aussi nombre d’énormités. Il a ainsi déclaré que F.D. Roosevelt avait fait une allocution télévisée pendant la crise de 29 pour expliquer « ce qu’il se passait » aux Américains. Problème, Roosevelt, n’était pas président, et la télévision n’était qu’une bonne idée en devenir ! Il est aussi capable de déclarer que Clinton aurait été une meilleure vice président ; Belle preuve d’humilité –de réalisme- et de stupidité politiques. Enfin, le sénateur du Delaware a osé demander à un de ses collègues handicapé se déplaçant sur une chaise roulante de « se lever » pendant un meeting… Rien de bien glorieux pour la caution « expérience » du ticket démocrate.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Enfin la meilleure preuve que l’effet Sarah Palin a été fort limité repose sur le fait que c’est la coté de popularité de John McCain, ancien point fort du candidat –c&#8217;est-à-dire que bien que Républicain, son personnage de héros rencontrait l’adhésion des ¾ des Américains- qui s’est effondrée, pas celle de Palin. Au contraire, la gouverneur de l’Alaska continue de faire rentrer la monnaie et d’électriser les débiles religieux et réactionnaires qui polluent largement les Etats conservateurs. Sans elle, je suis persuadé que d’autres états pencheraient vers les Démocrates. De toute façon, les électeurs se prononcent avant tout pour un président, pas pour son colistier.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">En quelques semaines, Mc Cain a perdu toute son avance dans L’Ohio, la Floride. Pire encore, il s’est écroulé en Virginie, en Caroline du Nord et dans le Missouri, autant d’Etats qui, voici trois mois, pensaient à peine imaginer Obama à la Maison Blanche. L’Indiana et la Virginie Occidentale pourraient aussi basculer, chose longtemps inimaginable. En fait, c’est l’ensemble des électeurs putatifs du clan Clinton, qui se sont finalement tournés vers la candidature démocrate. La crise les aura finalement beaucoup plus convaincus qu’Obama lui-même ! Reste à savoir si la mobilisation sera à la hauteur, l’électorat des démocrates –jeunes, minorités ethniques- étant assez évanescent !</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">En revanche, on ne voit plus très bien quel <em>swing state</em> pourrait remporter McCain, même le New Hampshire et la Pennsylvanie, qu’il convoitait, semblent très loin de pouvoir lui revenir in fine.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Un dernier fait rend compte, je pense de la débacle de Mc Cain : les attaques personnelles. Si les Républicains ont rarement fait dans la dentelle, il est affolant de constater à quel point McCain s&#8217;abbaisse de jour en jour, en financant des spots orduriers et indignes. Pour un sénateur qui se veut au dessus de la mélée, on a connu plus exemplaire. Surtout, cette stratégie, qui est celle du désespoir, ne dupe personne.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"><span style="color:black;"><span style="font-size:small;"><span style="font-family:Times New Roman;">Le reaganisme est bien en train de mourir. Après la faillite diplomatique et la faillite économique du modèle, arrive la faillite politique. C’est un bonheur sans nom. Je n’ai jamais caché avoir longtemps craint la victoire de McCain. Je ne retire aucunement ce que j’ai précédemment écrit. Obama, qui sera un très bon président, reste un candidat médiocre qui va remporter difficilement un match gagné d’avance depuis deux ans par les démocrates pour les élections législatives et générales selon les sondages. Surtout, il va gagner parce son adversaire a été anéanti par sa gestion calamiteuse de la crise. Tant mieux, mais le hasard, qui avait été si généreux cet été envers McCain avec la crise géorgienne, fait finalement parfois bien les choses…</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin:0;"> </p>
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